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Attristée et en colère, la candidate aux dernières élections, Maram
Saidi, que nous avons surnommée affectueusement la « Barbie du parti de
l’Istiqlal à Fès », a du mal à digérer la défaite retentissante de
Hamid Chabat et ses listes dans sa ville.

Ayant perdu désormais goût à la politique après cette première
expérience ratée, elle s’aventure néanmoins à avancer des explications
à la perte de la mairie et plusieurs circonscriptions. Selon elle, les
islamistes qui règnent désormais en maîtres, ont compris la sociologie
électorale et politique, pour jouer à fond et exploiter la carte de
la religion pour s’attirer les voix d’électeurs qui boivent leurs paroles
comme de l’eau bénite et croient à toutes leurs promesses à caractère social.

De plus, dit-elle et contrairement aux autres partis, y compris
l’Istiqlal, ils sont tout le temps sur le terrain pour donner
faussement l’impression d’être proches des gens et constamment à leur
écoute, sans attendre les campagnes électorales. Enfin, elle confesse
volontiers que les islamistes ont utilisé sa photo pour la dénigrer
ainsi que son parti.

Pour rappel, la jeune Maram Saidi, une bimbo toute de charme et de
grâce, avait affolé les réseaux sociaux après avoir rejoint les rangs
du parti de l’Istiqlal qui en avait fait sa mascotte, une stratégie de
communication qui s’est avérée vaine.

Par Jalil Nouri

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