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Tout est parti en perte pour la région espagnole de la Catalogne et les principaux acteurs de la lutte pour l’indépendance. Le référendum activement préparé dans la fébrilité pour se tenir le 1er octobre n’aura pas tenu ses promesses, car moins de la moitié de la population aura voté en raison des divers obstacles et interdictions posés par le gouvernement central et les 10 000 éléments des forces de l’ordre acheminés sur place. Urnes renversés, électeurs bousculés et atteints de balles en caoutchouc, des centaines de blessés…un rendez-vous manqué avec la démocratie qui fera date, mais ce n’est qu’une page de tournée, car selon les indépendantistes,un nouveau référendum sera organisé et le gouvernement espagnol mis dos au mur, puisqu’il ne pourra pas faire renverser les urnes et confisquer les bulletins de vote continuellement. Un raisonnement qui sonne comme une menace et une mise en garde au gouvernement Rajoy contre une guerre larvée et une campagne de désobéissance civile dont le premier jalon reste la grève générale prévue pour ce mardi. Cette partie de bras de fer inquiète au plus haut point la classe politique toute entière qui a été surprise par la tournure prise par ls événements et qui a accusé l’exécutif de porter toute la responsabilité de la plus grave crise que connait la péninsule ibérique depuis la tentative de coup d’état au début des années 80. Le roi Felipé sexto est resté à l’écart. L’on peut comprendre pourquoi.

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