La Chine appelée à réformer son économie

La Chine appelée à réformer son économie

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Au rythme de croissance de 10% par an, en moyenne, depuis 30 ans, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale derrière les Etats-Unis. Mais ce scénario touche à sa fin, selon l’étude que publie la Banque mondiale. Dans les 20 ans à venir la croissance chinoise, que le monde lui envie, devrait diminuer de moitié pour atteindre 5 à 6% « seulement » par an.

Le modèle de développement actuel, basé avant tout sur l’investissement et l’exportation, va devoir s’orienter vers d’autres priorités et achever la transition de la Chine vers l’économie de marché. Le document a reçu le soutien du vice-président Xi Jinping et du vice-Premier ministre Li Keqiang, deux hommes qui prendront plus que probablement la succession au pouvoir en 2013.

Ainsi, la Banque mondiale préconise un meilleur accès au crédit pour les PME, souhaite que le système bancaire chinois soit gouverné par des règles de marché et appelle à une libéralisation des taux d’intérêt. Parmi les autres recommandations : renforcer l’innovation, améliorer la protection sociale, susciter une meilleure prise en compte de l’environnement et garantir les droits sur la terre des paysans.

L’économie chinoise présente effectivement des faiblesses dangereuses pour l’avenir. Les experts chinois et étrangers s’inquiètent notamment des créances douteuses des banques chinoises et de cette bombe à retardement que constituent les dettes des collectivités locales. Ils surveillent aussi la bulle immobilière qui menace d’exploser. A cela s’ajoute la question récurrente de la valeur du yuan que Pékin ne pourra éternellement éluder.

Pour les pessimistes, les risques que présente l’économie chinoise ne sont pas suffisamment pris en compte et la croissance n’est pas à l’abri d’un atterrissage brutal. Tel n’est pas l’avis de Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale qui voit « des points de tension qui vont se renforcer avec le temps plutôt qu’une crise ».

Reste maintenant à appliquer les conseils de la Banque mondiale et des réticences pourraient bien se faire jour de la part de ceux qui bénéficient pleinement du système actuel. Et parmi ceux-là les entreprises d’Etat qui profitent toujours des mesures protectionnistes qui limitent la part des investissements étrangers dans les secteurs stratégiques comme l’automobile, l’énergie, la finance et les télécommunications. Sans compter les conditions de financement avantageuses qui leur sont consenties.

Par ailleurs dans les provinces où l’appareil d’Etat pourrait perdre une partie de ses prérogatives, la tentation sera grande de freiner la mise en place de ces réformes.

 

rfi.fr_______________

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