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Le « Livre gris du terrorisme. Au coeur de la coopération sécuritaire Maroc-Europe », a été présenté jeudi à Paris, en présence de ses co-auteurs et d’un parterre de personnalités du monde de la politique, de l’édition et des médias.

Dans la préface de cet ouvrage de 283 pages, écrit par un comité scientifique du Groupe de recherche international des études transrégionales et des zones émergentes (ITEAS), la Japonaise Kei Nakagawa, présidente du Groupe, basé à Tokyo, et co-auteur du livre, souligne que le Maroc conserve une forte cohésion culturelle et socio-politique qui lui permet de combattre efficacement le terrorisme sur son territoire et d’épauler de nombreux Etats, dont la France, qui luttent contre ce fléau.

La situation du royaume le place aux avant-postes de la lutte antiterroriste mondiale . Il échange sans relâche, notamment avec les services de renseignement européens, les informations, l’expertise et le savoir faire permettant de déjouer les tentatives d’attentats et de démanteler les réseaux terroristes sur leurs territoires nationaux, a-t-elle relevé, notant que cette étroite coopération a fortement contribué à empêcher des dizaines d’attentats sanglants, en France et dans le reste de l’Europe.

Pour Mme Nakagawa, la croissance exponentielle du terrorisme à travers le monde rend cette coopération plus que jamais nécessaire.

« La collaboration intensive des services de renseignement marocains et français est une clé de voûte de la lutte antiterroriste, donc de la sécurité européenne. Elle plonge ses racines dans une histoire commune aux deux pays, vieille de deux siècles », a-t-elle rappelé.

M. Mostafa Rezrazi, membre du Groupe ITEAS et co-auteur du livre, a indiqué que la présentation de cet ouvrage a pour objectif d’informer les lecteurs français sur l’évolution du phénomène du terrorisme dans la région du Maghreb et du Sahel et de la stratégie marocaine proactive pour combattre ce fléau, laquelle ne se limite pas à l’approche sécuritaire, mais englobe la réforme du champ religieux, la mise en place des mécanismes des droits de l’Homme et le renouvellement de l’arsenal juridique.

Pour lui, la construction d’une diplomatie sécuritaire active pour éradiquer le phénomène du terrorisme, a permis de réduire les risques de la menace terroriste aussi bien dans la région du Maghreb et du Sahel que dans nombre de pays européens, et a contribué à développer un modèle à partager avec les autres pays qui font face au même fléau.

« On avait la chance de partager avec les experts et les professionnels des réflexions autour du groupe terroriste Daech, qui reste encore actif et qu’il ne faut pas sous-estimer », a-t-il fait remarquer, mettant l’accent sur la nécessité pour la communauté internationale de conjuguer ses efforts pour combattre ce projet destructeur.

« Actuellement il y a une reconnaissance internationale des efforts du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme. Les services marocains de renseignement fournissaient depuis plusieurs années des informations précieuses à tous les pays amis notamment la France », a-t-il dit, rappelant dans ce sens que le président français François Hollande avait chaleureusement remercié SM le Roi Mohammed VI pour l’assistance efficace apportée par le Maroc à la suite des attentats de Paris le 13 novembre.

Le livre, dans sa version arabe, est sorti en mai 2015. La version française est parue, il y a quelques semaines, alors que le premier projet de traduction anglaise a été présenté il y a quelques jours à Washington, a-t-il fait savoir.

Ce livre, paru aux éditions « Jean-Cyrile Godefroy » à Paris, fait découvrir aux lecteurs les secrets du terrorisme mondialisé, relatés au jour le jour par les hommes de l’ombre qui le traquent depuis vingt ans au Maroc.

Il décrit les cellules dormantes ou actives, les organisations clandestines, les circuits, les méandres, les chemins des loups solitaires ou en meute, formés dans les écoles d’une internationale terroriste qui menace tous les territoires de la Méditerranée et de l’Europe.

Pour ses co-auteurs, ce livre est la démonstration de l’efficacité des services de renseignement marocains, précurseurs de la lutte antiterroriste, et d’un Maroc actif dans cette guerre secrète où l’Europe joue son avenir. Il prouve aussi l’ardente obligation pour les services de renseignement du monde civilisé d’intensifier leur coopération pour éradiquer la barbarie.

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