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Driss Jettou, le premier président de la Cour des Comptes vient de mettre en demeure plus de 400 élus, leur donnant 90 jours au plus tard pour se mettre en conformité avec la loi sur le financement des campagnes électorales. Pour cette fournée, la majorité d’entre eux n’ont pas donné de justificatifs des dépenses engagées lors des communales de 2015 ni pu justifier l’origine de l’argent utilisé lors de leurs campagnes à ce scrutin.
Tous les partis politiques marocains, à l’exception de deux d’entre eux, ont fait preuve de légèreté dans la gestion des subventions octroyées par l’état et se trouvent aujourd’hui en porte à faux vis à vis des lois et règlements avec une mention spéciale pour les deux plus importants de la scène politique en termes de résultats, le PJD et le PAM.
Tous deux ainsi que les autres contrevenants se sont soustraits à l’obligation de rembourser les sommes importantes non dépensées lors des élections et obtiennent un dernier délai pour se conformer à cette obligation au risque de poursuites devant la justice. C’est la première opération de régularisation de cette importance menée par les magistrats de la Cour des Comptes dans l’histoire des finances des acteurs politiques. L’empressement mis à dévoiler les résultats des audits et des enquêtes montre, à l’évidence, que cette institution a reçu pour mandat de frapper fort et d’aller jusqu’au bout pour dévoiler le manque de citoyenneté chez les dirigeants politiques, les premiers censés donner l’exemple, et de mettre fin à une gabegie scandaleuse au détriment de l’argent des contribuables.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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