La crise politique en Irak s’envenime

La crise politique en Irak s’envenime

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Œil pour œil, dent pour dent. Voilà où en est réduit pour l’instant le débat politique en Irak. Après tout juste un an d’existence, le gouvernement d’union nationale est menacé d’implosion. Ce matin de mercredi 21 décembre 2011, le Premier ministre al-Maliki a menacé de remplacer les ministres sunnites qui avaient décidé de boycotter le gouvernement. Leur groupe parlementaire, Iraqiya, le deuxième en importance à l’Assemblée, avait déjà annoncé qu’il refusait de siéger.

Les sunnites, minoritaires dans le pays, mais qui dirigeaient le pays sous Saddam Hussein, estiment que les Chiites, avec Monsieur al-Maliki, sont en train d’instaurer une dictature dans le pays -en fait leur domination totale, soutenus par le grand voisin iranien, chiite lui aussi. D’où le coup de gueule d’un des vice-Premiers ministres sunnites, parlant d’un Premier ministre pire que Saddam Hussein. Du coup, al-Maliki veut limoger cet adjoint peu loyal.

Par ailleurs, au niveau cette fois de la magistrature suprême, c’est le vice-président sunnite Tarek al-Hachemi qui est accusé d’avoir fomenté et financé des attentats antichiites. Accusations qu’il dément catégoriquement. Il n’accepte d’être jugé qu’au Kurdistan irakien.

On le voit en tout cas : Parlement, gouvernement, présidence. Tous les étages du pouvoir irakien sont au bord de l’effondrement. Et les locataires de la Maison Irak, au lieu d’apaiser le feu, ne font pour le moment, que l’attiser dangereusement.

rfi.fr____________________

 

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