La culture du câprier, une des principales activités agricoles dans la région...

La culture du câprier, une des principales activités agricoles dans la région Fès-Boulemane

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La région de Fès est un terroir par excellence de cette plante native du bassin méditerranéen qui contribue, entre autres, à une importante entrée de devises pour le Maroc et à la création de l’emploi (650 jours de travail/ha) aussi bien dans le monde rural qu’au niveau des unités agro-industrielles, selon la direction régionale de l’agriculture (DPA) de Fès-Boulemane.

Pour permettre l’épanouissement du câprier et de l’agro-industrie qui en dépend, une panoplie de mesures ont été prises au niveau de la région, à travers notamment la formation des agents vulgarisateurs, la réalisation d’actions d’animation (journée d’étude, concours culturaux…) et la réalisation de parcelles de démonstration sur divers aspects techniques de production du matériel végétal en pépinières, jusqu’à la collecte de la récolte.

Une production spontanée au niveau de la région Fès-Boulemane sur 16.237 Ha peut générer pour l’agriculteur un bénéfice moyen de 3.000 Dh/Ha. Le producteur peut également atteindre une marge moyenne de 15.000 Dh/Ha.

Ce manque à gagner sur toute la filière du câprier permettra de générer un bénéfice important à différents niveaux de la chaîne, en passant par le revenu de l’agriculteur et la création d’emplois en milieu rural, jusqu’à l’exportation de la production des câpres par l’industriel et sa participation effective dans le PIB.

Quant aux contraintes de la culture de câprier, au niveau de la région, certains producteurs du câpre, relèvent l’insuffisance du secteur de la production en raison de plusieurs facteurs, dont l’absence de programmes de sélection et d’amélioration du matériel végétal, absence de production de plants certifiés, absence de références techniques fiables à vulgariser auprès des agriculteurs en matière de densité de plantation, travail du sol, protection phytosanitaire et date de récolte ainsi que l’absence de maîtrise des techniques de commercialisation par les agriculteurs.

Un hectare de câprier, selon la DPA, peut générer une recette nette dépassant 10.000 DH, soit l’équivalent de trois fois les recettes d’un hectare de céréales en bonne année. Ainsi, la demande de câpres sur le marché international est de loin supérieure à l’offre, ce qui traduit l’intérêt économique croissant de cette plante naturelle.

Le câprier appartient à la famille des capparidacées et au genre capparis qui contient plus de 350 espèces, utilisées pour différentes fins, dont l’alimentation humaine et animale, la médecine, l’ornementation et la cosmétique.

Le câprier est un arbrisseau vivace qui peut atteindre 50 centimètres de hauteur. Il donne des boutons floraux de la grosseur d’un petit pois qui sont coupés avant qu’ils ne s’ouvrent.

Par ailleurs, le Maroc (premier pays producteur et exportateur de câpres), produit annuellement 20.000 tonnes de cette plante.

 

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