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A peine quarante salles de cinéma, chose qu’on savait, et six cents bibliothèques dans tout le pays, chose que l’on savait moins et qui désole encore plus, c’est là deux chiffres alarmants issus du dernier rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental, le CESE, qui craint que ce secteur ne reste à la traîne, un oublié pour compte, de la dynamique de développement que connait le pays.
Les différents responsables passés à la tête de ce département ministériel sont responsables en grande partie de cet état catastrophique pour ne pas avoir su imposer une stratégie sur le long terme et surtout ne pas avoir assez bataillé dans les conseils de gouvernement pour obtenir plus de crédits si l’on sait que’à ce jour, le budget de la culture reste le plus faible dans chaque loi de finances et ce, depuis l’indépendance du pays.
Pour remédier à cette situation guère flatteuse pour une nation au patrimoine si riche et à la culture si vaste, le CESE, appelle à une industrie de la culture qui permettrait de sauver les meubles et ce qui reste à sauver ainsi qu’une meilleure professionnalisation des acteurs de ce secteur avec au préalable l’octroi d’un budget à la mesure des ambitions et l’encouragement du secteur privé à investir et s’investir dans un domaine encore en friche potentiellement porteur de richesse.
Par Jalil Nouri

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