La cyber-offensive d’Anonymous contre Israël

La cyber-offensive d’Anonymous contre Israël

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«Personne ne coupe Internet sous notre surveillance.» Les avertissements formulés par Israël de couper l’accès au Web de la bande de Gaza n’ont pas plu aux hacktivistes d’Anonymous. Dans un communiqué publié jeudi, le collectif, attaché à la liberté d’expression sur Internet, a déclaré que l’État hébreu avait «franchi la ligne jaune» en voulant supprimer toutes les communications du territoire palestinien. Samedi et dimanche, Anonymous a mis ses menaces à exécution, en bloquant brièvement plus de 650 sites israéliens, pour la plupart gouvernementaux et institutionnels. Souvent ciblé par des hackeurs, le gouvernement israélien a minimisé ces intrusions virtuelles.

«Ne coupez pas Internet dans les territoires occupés, cessez de faire régner la terreur sur le peuple innocent de la Palestine ou vous connaîtrez la terrible colère des Anonymous. Pendant trop longtemps, les Anonymous se sont contentés comme le reste du monde de regarder avec désespoir le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien», expliquait le communiqué. Le site du ministère israélien des Affaires étrangères, celui de la mairie de Tel-Aviv, ou encore celui du président de l’État d’Israël, Shimon Peres, ont notamment été neutralisés. «La base de données de Bank of Jerusalem a été supprimée», ont-ils annoncé vendredi sur Twitter, baptisant leur offensive en ligne #OpIsrael. Les hacktivistes ont publié une liste des sites Internet piratés et ont mis à disposition des Gazaouis un fichier contenant des instructions pour rester invisible face aux surveillances de l’armée israélienne. Lundi, plusieurs sites israéliens étaient toujours hors service.

La guerre de Gaza «sur trois fronts»

Muet pendant plus de 24 heures à ce sujet, le gouvernement israélien a finalement admis dimanche avoir été visé par ces cyber-agressions. Israël a «détecté 44 millions de cyber-attaques contre les sites Web du gouvernement» ces dernières heures, a réagi Youval Steinitz, le ministre des Finances. Le site du ministère des Affaires étrangères aurait subi 7 millions de tentatives de piratage, tandis que celui du premier ministre Benyamin Nétanyahou aurait reçu 3 millions d’attaques. «Ce fut une offensive sans précédent et nous avons réussi au-delà de nos prévisions à la contrecarrer», a-t-il ajouté. Le ministre n’a toutefois pas désigné les auteurs de ces piratages ni dévoilé le nom des pays desquels les attaques étaient parties.

Confirmant au New York Times les propos de Youval Steinitz, la société de sécurité informatique Radware indique que «la majorité des attaques a échoué». D’après Radware, le but de ces frappes virtuelles était de surcharger les sites de visites pour les mettre en panne. Un dispositif vraisemblablement «très basique qui requiert de très pauvres capacités techniques». Pour Carmela Avner, chargée gouvernementale de l’information, Israël est menacé sur «trois fronts différents» dans le cadre de l’offensive israélienne à Gaza. Selon elle, «le premier front est d’ordre physique (militaire), le second a lieu sur les réseaux sociaux, et le troisième, ce sont les cyber-attaques».

 

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actu-maroc.com

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