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Alors que le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita a passé un long séjour à New-York pour ses prises de contact dans le cadre de la tenue de la 72ème Assemblée Générale de l’Onu, son homologue algérien affûtait ses armes pour préparer une offensive diplomatique de grande envergure avec pour seul mot d’ordre : bloquer ou du moins poser des obstacles au retour du Maroc au sein de l’Union Africaine acté cette année.
Alger cherche également d’une pierre , trois coups, en essayant de faire capoter l’adhésion au sein de la CDEAO, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest et de pousser l’Union Européenne vers des positions anti-marocaines lors du prochain sommet qui la réunira avec l’instance africaine, sommet au cours duquel la diplomatie abattra toutes ses cartes en y imposant le Polisario à travers un plan grossier et irréaliste.
L’autre pan de cette stratégie se déroulera dans les couloirs de l’Onu avec l’entrée en jeu de l’ancien ministre des affaires étrangères algérien, Ramtane Lâamamra qui a été choisi comme conseiller par le secrétaire général, Gutteres, un non-sens diplomatique, et les premiers pas dans la région, du nouvel émissaire pour le Sahara que l’Algérie voudrait cueillir au premier vol pour lui imposer sa première étape à Tindouf en vue d’une opération d’intox minutieusement préparée en coordination avec sa « taupe » à New-York.
Nasser Bourita a donc vraiment de quoi s’inquiéter et doit s’attendre à une guerre diplomatique au long cours et où tous les mauvais coups seront de mise.
Par Jalil Nouri

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