LA DIPLOMATIE MAROCAINE A RUDE ÉPREUVE. FAUT-IL PAS CHANGER SON CHEF ?

LA DIPLOMATIE MAROCAINE A RUDE ÉPREUVE. FAUT-IL PAS CHANGER SON CHEF ?

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Ces crises tombent d’autant plus mal que le pays ne se trouve pas dans une situation aussi confortable pour défendre le dossier du Sahara auprès de la communauté internationale qui connait aujourd’hui une évolution peu favorable et donc au moment où le pays a le plus besoin de soutiens et de mobilisation de ses alliés pour contrer ses adversaires.

Il est admis que l’année 2015 sera celle des développements majeurs dans ce dossier et que le royaume devra compter ses soutiens afin de bien se préparer en mobilisant les voix qui comptent afin de parer à toute éventualité surtout que du côté de l’Algérie, le pays le plus en pointe parmi les adversaires du Maroc dans cette cause nationale, dépense sans compter pour renforcer sa ligne dans la plaidoirie qu’elle ne cesse d’amplifier sur la scène internationale pour affaiblir la position marocaine.

La meilleure illustration reste le froid qui a enveloppé subitement les relations entre Rabat et Le Caire, après que l’Egypte ait succombé à la proposition de l’Algérie de l’approvisionner en gaz à un tarif dérisoire en échange du lâchage du Maroc dans le dossier du Sahara et un soutien ferme et clair aux séparatistes du Polisario.

Alors qu’aucune médiation ne soit encore annoncée pour éviter que les choses n’empirent entre les deux pays et dicte le rappel de l’ambassadeur marocain au Caire, et alors qu’une autre mini crise diplomatique, avec la France cette fois-ci, entre bientôt dans sa deuxième année, il est légitime de s’interroger si la diplomatie marocaine ne doit pas changer de chef pour gérer avec tact, sens de l’initiative et pondération, une situation aussi délicate qui convient mieux à un ministre se prévalant de réseaux influents et de relais décisifs.

Par Jalil Nouri

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