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Les rumeurs ne cessent de circuler dans les couloirs du ministère des affaires étrangères et la coopération internationale sur un « séisme » diplomatique qui toucherait plusieurs hauts responsables au moment où ce département s’attend à être renforcé par l’arrivée d’un ministre bis, en charge des relations avec l’Afrique.

De sources bien informées, ce ministère sensible, se serait vu reprocher de ne pas avoir anticipé le refus de certains pays de la CDEAO, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest, de permettre au Maroc de rejoindre cet ensemble alors que tout était fin prêt au niveau protocolaire pour accueillir le roi Mohammed VI le mois dernier, pour une cérémonie officielle actant cette adhésion.

Ce coup dur pour la diplomatie marocaine s’est traduit par la suite par un vif mécontentement du souverain qui a annulé son déplacement au Nigeria où il était prévu qu’il se rende, pour l’occasion, à la tête d’une importante délégation pour souligner l’importance de cet événement.

Quelques jours seulement avant le rendez-vous, le projet est tombé à l’eau ou du mois reporté à plus tard, en attendant l’examen de cette candidature qui n’a pas été, c’est le moins que l’on puisse dire, entourée des précautions diplomatiques d’usage afin de baliser les chemins de cette intégration dont le principe serait remis en question à Rabat, où l’on vit mal ce qui est considéré comme une humiliation et le pire ratage diplomatique de l’année écoulée.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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