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Le ministre des affaires étrangères et de la coopération doit se sentir bien à l’étroit dans son costume ces derniers jours après une prise de décisions aussi déroutantes les unes que les autres qui le font ressembler à un équilibriste. Mais un équilibriste se trouvant sur le fil du rasoir et ayant le plus grand mal à donner visibilité cohérente à son action diplomatique.
Après avoir pris la décision surprenante de refuser d’accueillir le prochain sommet arabe, pour répondre aux vœux de son partenaire saoudien , semble-t-il, une occasion pour la Mauritanie de se porter candidate à l’organisation en catastrophe de ce sommet pour en tirer tous les dividendes, le royaume montre un alignement sans limite sur la politique saoudienne, que ce soit au niveau diplomatique et de manière plus concrète au niveau militaire en raison des relations stratégiques entre les deux pays.
La deuxième raison qui intrigue les observateurs est la réticence du Maroc, à vouloir inclure Rabat, comme étape dans la tournée du secrétaire général des Nations-Unies qui doit le conduire en Algérie, un pays heureux de cette aubaine de devancer le Maroc dans cette tournée du dirigeant onusien, alors que Rabat annonce un autre déplacement de Ban Ki Moun dans la région, particulièrement au Maroc au cours du mois de juillet prochain, à une date qui reste à confirmer.
Ces deux contre-temps doivent-ils être considérés comme des choses relevant de la souveraineté marocaine ou comme des hasards de calendrier sans conséquences?
Par Jalil Nouri
actu-maroc.com

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