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Une fois de plus, les observateurs diplomatiques nationaux et étrangers qui suivent de près l’évolution inquiétante du dossier du Sahara après la crise avec le secrétaire générale de l’ONU , Ban Ki Moon, ne manquent pas de souligner avec gravité, que la diplomatie marocaine a cédé beaucoup de terrain aux adversaires du royaume et se contentent du minimum dans la gestion de ces développements sans réelle mobilisation, ni forcing diplomatique pour se prémunir des retours de situation.

Le chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar, très absent des médias nationaux et étrangers s’est contenté de délivrer tout le long de cette crise un message qui se veut rassurant en voulant donner l’impression que rien de catastrophique ne pouvait arriver.

Une position qui tranche très largement avec le ton alarmiste utilisé par le roi Mohammed VI dans son dernier discours lors du sommet Maroc-Pays du Golfe qui a évoqué l’extrême gravité de la phase par laquelle passe actuellement la question du Sahara et de changements majeurs qui pourraient intervenir au détriment du royaume en raison de la volte-face prévisible d’alliés traditionnels.

Face à cette perspective non souhaitable, la diplomatie officielle reste comme paralysée au moment où un forcing sans précédent de l’Algérie et du Polisario a cours dans différentes capitales de pays membres du Conseil de Sécurité et d’autres sur le continent africain pour les inciter à montrer dans cette conjoncture incertaine, leur solidarité et leur soutien aux causes séparatistes .

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