PARTAGER
Elle était omniprésente depuis le décès de son mari, Toscan du Plantier, le fondateur du Festival International de Marrakech.
Ayant pris sa succession pour pérenniser sa mémoire et son travail, son épouse Mélita a régné sans partage pendant les seize éditions qui viennent de s’écouler en y faisant la pluie et le beau temps et en y régnant sans partage avec le concours de son directeur artistique. Venu à termes son contrat ne sera pas renouvelé et il était grand temps qu’elle cède la place ç d’autres. Cassante et hautaine, la dame ne laissera pas un grand souvenir à la presse marocaine qu’elle prenait de haut et avec laquelle les incidents se sont multipliés. Le festival lui doit également de nombreuses erreurs dans l’organisation et la programmation dont elle partage la responsabilité avec la fidèle équipe exclusivement française, dont elle s’est entourée.
Peu connue en France dans les milieux cinématographiques, si ce n’est le nom de son défunt mari qu’elle porte avec vanité, puisque lio est considéré comme une grande figure du cinéma en France, Mélita Toscan du Plantier s’est appropriée le festival comme un bien personnel en refusant toute présence marocaine au sein de l’équipe de production ni même un cinéaste marocain pour s’occuper de la défense des intérêts de la production nationale dans le cadre de la programmation.
Comble de cette situation, les deux vice-présidents marocains du festivals n’ont eu que rarement leur mots à dire devant elle. La question à présent est de savoir qui prendra la place de cette « superwoman » qui a su se rendre indispensable.

Commentaires