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La cour d’appel de Rabat a vécu des moments de grande et insoutenable émotion au cours du procès de la célèbre businesswoman, Hind Al Achchabi, qui touche à sa fin avec le début des plaidoiries. Celles de ses avocats, Maître Abdeltif Ouahbi, Maître Mohamed Faziou, Maître Moamed Karrout et Maître Meriem Bouzehifa qui ont fait front commun et avec beaucoup de conviction pour rejeter en bloc les accusations portées contre leur cliente.

La séance du mardi dernier a connu un moment de forte intensité quant la femme d’affaires s’est effondréé en larmes devant une assistance bouleversée quand elle avait pris la parole pour revendiquer son droit de mère, celui de voir ses enfants, dont la plus jeune venait à peine de naître quand l’affaire a éclaté et dont elle s’estime une victime innocente et irréprochable. Vu l’état de Hind Al Achchabi en pleine crise de larmes, le juge a demandé une suspension de séance de dix minutes.

Une affaire d’adultère présumé, rappelons-le, qui a démarré avec la plainte de son ancien mari, un diplomate koweïtien, qui l’accuse d’avoir eu des relations hors mariage avec celui qui se trouve être son mari actuel, en réalité, et qui se retrouve lui aussi en prison, condamné comme elle, à 3 ans fermes en première instance, une peine lourde pour un acte d’adultère invraissemblable. Abattue et fragilisée puisque Hind Al Achchabi a toujours fait preuve d’un courage exemplaire depuis le début de son procès, mais les six mois d’emprisonnement déjà passés ont eu raison de sa résistance. Elle craint que sa dernière fille, qu’elle a quitté nourrisson, ne la reconnaisse à sa sortie de prison, une issue qu’elle continue de croire proche, avec l’espoir que les failles du dossier d’accusation paraitront au grand jour, pour lui donner les moyens de se battre pour être lavée de toutes les accusations à l’origine de sa descente aux enfers.

Au paravant, Hind Al Achchabi avait ouvert une longue parenthèse pour tirer une autre affaire au clair concernant l’ambassade de Koweit de Rabat qui s’est portée partie civile et qui en a profité pour réclamer le remboursement de la somme de 1.500.000 dh correspondant aux frais d’hospitalisation aux Etats unis de l’accusée lors de son accouchement. Une demande jugée grotesque par Hind Al Achchabi qui a estimé devant la cour qu’il n’est pas du ressort de l’ambassade de payer les frais de son séjour à la clinique alors qu’elle n’a jamais demandé une prise en charge à qui que ce soit et qu’elle peut elle même assumer. Et de se demander comment cette ambassade a pu règler cette facture èlevée sur le dos du contribuable Kowetien pour l’épouse d’un diplomate.

Le verdict final est prévu dans les 15 jours à la cour d’appel de Rabat et sur lequel Actu-maroc ne manquera pas de revenir.

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