PARTAGER

Ce cas très émouvant peut montrer comment la justice peut être parfois sans sentiment et sans pitié dans certains procès abracadabrants surtout quand elle prive depuis sa naissance, une petite fille d’un an qui n’a plus revu sa maman depuis sa naissance.

Maya, c’est son prénom, vient de souffler sa première bougie en l’absence de sa maman, la femme d’affaires , Hind El Achchabi, détenue en prison depuis déjà 11 mois, pour un délit d’adultère inventé de toutes pièces dans un désir de vengeance, par son ancien mari, un diplomate koweïtien, qui a juré de mener cette femme puissante à sa perte. Maya, dont la maman a été incarcérée au lendemain même de son accouchement, n’a vu sa mère qu’une seule fois quant elle avait un jour et depuis, elle n’a cessé de réclamer sa présence, son amour et son affection, en cachant sa peine aux autres enfants venus la réconforter et fêter avec elle, son premier anniversaire. Sa maman aurait pu l’aider à souffler sa première bougie, mais un terrible sort et une injustice l’ont en privée.

L’on aura tout dit ou presque sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et causé de nombreux dégâts collatéraux comme des enfants en bas âge perturbés par cette absence et sociaux comme les employés de Hind El Achchabi contraints au chômage. Mais rien n’y fait, la justice restera insensible aux demandes répétées de liberté provisoire, avec le maintien en détention d’une femme innocente et d’une mère éplorée à une peine de deux années dont elle vient de purger presque la moitié, pour une accusation devant laquelle elle n’a cessé de crier son innocence. Un drame devant lequel personne ne peut rester sans réaction.

Commentaires