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Le parti de l’Istiqlal , l’un des principaux perdants des dernières élections vit actuellement une phase critique de son histoire en raison de l’état peu enviable dans lequel l’a plongé son dirigeant actuel, Hamid Chabat, depuis qu’il en a pris les rênes, au point que des figures marquantes de cette formation envisagent son départ avant les prochaines élections législatives pour leur épargner une autre défaite. L’intéressé lui-même semble affaibli par sa cuisante défaite personnelle à Fez, son fief dont il a perdu la présidence du conseil de la ville, un affront qu’il n’a pas supporté et qui le pousse à revoir ses cartes.

Le secrétaire général de l’Istiqlal n’ignore pas que dans sn dos, les prétendants à sa succession s’agitent et aiguisent leurs couteaux pour le bouter hors de son poste au moment où dans une tentative désespérée de recharger ses accus, il s’est une nouvelle fois tourné vers l’ennemi d(hier, le PJD et son chef Abdelilah Benkirane, qu’il fustigeait à tout bout de champs hier et à qui il présente une paix des braves . Cette décision de revenir dans les bras des islamistes a été prise de manière unilatérale, sans respect du règlement interne du parti et qui s’est concrétisée par son vote en faveur des islamistes aux élections communales après sa déclaration officialisant le retrait de son parti de l’opposition, toujours sans l’accord du comité exécutif. Des faux pas qui ont déboussolé toute la direction du parti qui en a tiré la conclusion que si l’homme avait été un leader syndicaliste incontournable, il n’est pas sûr qu’il soit forcément le chef de parti idéal dans la situation actuelle.

Les aspirants à la succession se bousculent aux portillons et hamid Chabat songerait sagement à prendre sa retraite politique anticipée.

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