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A la différence d’un incident similaire qui s’était conclu par des excuses de la part de la France au Maroc, la fouille du ministre algérien de la communication, Hamid Grine à l’aéroport parisien d’Orly le week-end dernier bien qu’il ait été en possession d’un passeport diplomatique, est en train de tourner au vinaigre entre la France et l’Algérie pour devenir une affaire d’état. Preuve que leurs relations sont toujours aussi fragiles et un petit incident se transformer en grave crise tant les susceptibilités sont grandes côté algérien vis à vis de l’ancien colonisateur qu’il ne rate aucune occasion de le pilonner.

Pour sa défense, la diplomatie algérienne qui a convoqué pour explication l’ambassadeur de France à Alger, peut toujours invoquer la répétition de tels mauvais traitement à l’égard de hauts responsables algériens, puisque c’est la troisième fois en moins d’un an que des ministres algériens sont soumis à des fouilles corporelles en bonne et due forme dans les aéroports français sans égard pour leur statut dans la mesure où leur passeport diplomatique les soustrait à ce genre de traitement , en vertu des conventions internationales en vigueur dans tous les aéroports du monde jusqu’à nouvel ordre.
En Algérie, la riposte a été à la mesure de l’indignation ressentie puisque la presse s’est déchaînée contre la France et ses dépassements en matière de contrôle aux frontières en menaçant de donner des suites à cette affaire qui n’est pas prête d’être classée au moment où les relations entre les deux pays ne sont pas au beau fixe avec des fritures dans l’air.

Par Jalil Nouri

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