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La dernière visite du président français François Hollande au Maroc qualifiée dans ses propres termes de « réussite totale et en tous points de vue » a non seulement crée un nouveau climat entre les deux pays pour tourner la page de la crise passée qui n’a pas laissé de cicatrices, mais a de plus renversé la tendance géopolitique dans la région qui voulait, par tradition, que les socialistes français soient plus proches de l’Algérie républicaine que d’un royaume classé à droite.

Sauf que réalpolitik oblige et compte tenu des nombreuses incertitudes politiques qui règnent en Algérie sur lesquelles l’ancien pays colonisateur n’a plus aucune prise, la France dirigée par un gouvernement socialiste aurait changé d’approche selon des observateurs qui ont relevé plusieurs indices en ce sens lors de la visite du président Hollande à Tanger qui devraient se traduire dans les faits très prochainement. Les investisseurs français qui accompagnaient Hollande se sont sentis encouragés à choisir le Maroc plutôt que l’Algérie dans certains domaines comme l’automobile et l’aéronautique du fait non seulement de l’expertise acquise par le royaume mais surtout par la stabilité du pays, sa sécurité et l’efficacité de son gouvernement vis à vis des projets initiés par les opérateurs étrangers qui bénéficient d’un excellent climat d’affaires.

Ainsi et après que les échanges aient fait du surplace tout le long de la brouille diplomatique entre Paris et Rabat, conclusion a été tirée par la France socialiste, qu’elle avait tout à gagner avec le partenaire marocain qui lui assure de meilleurs retours sur investissement, mieux que son voisin algérien dont la situation périclite jour après jour.

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