La France souhaite une « relance aussi rapide que possible » de...

La France souhaite une « relance aussi rapide que possible » de sa coopération bilatérale en matière judiciaire avec le Maroc

332
0
PARTAGER

« Nous souhaitons une relance aussi rapide que possible de notre coopération bilatérale en matière judiciaire », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal.

« Nous poursuivons notre dialogue avec nos partenaires marocains », a-t-il souligné.

S’agissant des détenus français au Maroc qui ont déclaré lancer une grève de la faim, « nous attachons de l’importance au plein exercice de notre protection consulaire à l’égard des détenus français y compris s’ils ont la double nationalité, notamment pour s’assurer de leurs conditions de santé », a indiqué le porte-parole du quai d’Orsay, ajoutant que Paris attend des « informations précises de la partie marocaine au cas par cas sur les revendications des grévistes de la faim ».

Le Maroc a annoncé jeudi qu’une commission allait « exceptionnellement » être créée pour examiner le cas de détenus français ayant entamé une grève de la faim pour protester contre la suspension de la coopération judiciaire entre les deux pays.

« A titre purement exceptionnel et humanitaire », le Roi Mohammed VI a donné ses hautes instructions au ministère de la Justice et des Libertés pour mettre sur pied « une commission chargée d’examiner » le cas de ces prisonniers, a indiqué le Palais royal dans un communiqué.

Elle « examinera les dossiers de ces détenus, en concertation avec les autorités françaises compétentes, afin de proposer les mesures appropriées pour la résolution des problèmes rencontrés », est-il précisé.

« Le Souverain, solidaire de l’action de son gouvernement, réaffirme par cette mesure exceptionnelle, l’attachement du Royaume aux valeurs humanistes universelles et son engagement séculaire à ne point tolérer que des personnes soient victimes de différends intergouvernementaux », a souligne le communiqué royal.

La convention d’entraide judiciaire entre le Maroc et la France, a été suspendue au mois de février dernier à l’initiative du gouvernement marocain. « Cette décision est motivée par la nécessité de revoir le contenu de cette convention, à la lumière de dysfonctionnements graves relevés à Paris à l’encontre de hauts responsables Marocains », a-t-on précisé de même source.

Quelque 160 Français sont actuellement emprisonnés dans le royaume pour des crimes et délits divers.

Actu-maroc.com ____________________

Commentaires