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C’est une levée de boucliers généralisée qui prend forme au sein des formations politiques devant faire partie du futur gouvernement depuis que les noms des ministrables ont été transmis dans la discrétion à Saad Eddine El Othmani. Dans aucun d’entre eux, les directions n’ont pris le soin de mettre sur pied une commission ad-hoc pour recevoir les candidatures et faire ensuite des choix selon les compétences pour les postes attribuées et les usages démocratiques comme le vote interne.

Les chefs de partie se sont contentés de mettre leur nom en tête de liste et de choisir entre leurs alliés et proches. La classe politique a ainsi manqué, encore une fois, l’occasion de montrer son attachement aux principes de démocratie interne dont elle se gargarise à longueur de discours dans les meetings. Le plus inquiétant reste la position du chef du gouvernement désigné qui a accepté sans broncher, tous les noms qui lui ont été proposés pour éviter de froisser ses alliés et éviter des retards dans la formation de son cabinet.

Pour la compétence et le mérite, ce cabinet restera comme les précédents, à savoir un mélange de profils résultant de calculs mesquins, de copinage, de favoritisme et e clientélisme. Un cabinet sans queue ni tête et sans originalité comme s’il s’agissait du remake d’un mauvais film.

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