LA GRAVE CRISE DU SPORT NATIONAL APRES LES JEUX OLYMPIQUES

LA GRAVE CRISE DU SPORT NATIONAL APRES LES JEUX OLYMPIQUES

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Au delà des scandales de dopage des athlètes qui représentaient le pays lors de cette manifestation qui ont terni l’image du pays, c’est la piètre prestation de nos représentants, toutes disciplines confondues, que retiennent nos concitoyens et qui nous ont fait oublier les années de gloire des Aouita, Moutawakil, El Guerrouj…La récente déclaration sur cette faillite du premier nommé, bien que brutale, a le mérite de clarifier certaines choses et de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas: la faute en incombe aux gestionnaires du sport qui se sont succédés et qui sont à l’origine de cette déconfiture. Bien souvent, leur incompétence n’a d’égal que leur méconnaissance totale d’un domaine investi au plus haut niveau que grâce à leur position sociale. L’exemple d’un Abdeslaùm Ahizoune, heureux patron du premier opérateur téléphonique national, est à ce titre révélateur de ces erreurs de casting qui ont déstabilisé plus d’une fédération dont certaines ont été confiées à des malfrats.

Le ministre de la jeunesse et des sports, Mohammed Ouzzine, en a pris conscience par la force des choses et promet une refonte générale du sport d’içi quelques mois avec une remise à plat de tous les accords et programmes qui lient les fédérations au département de tutelle. Le volet financier ne sera pas en reste car trop d’argent a été dépensé pour des résultats quasi nuls. Le projet de rémunération généreuse des athlètes dits de haut niveau a montré son inéfficacité côuteuse et fait croire en l’émergence de pépinières de champions qui ne verront jamais le jour ou pas de sitôt.

Le domaine du foot-ball devenu synonyme de défaites à répétition en est également l’illustration de cette dérive avec la perte de visibilité aggravée par le scandale du salaire stratosphérique de l’entraineur belge Eric Guerets, qui après avoir promis monts et merveilles à son arrivéee se contente auourd’hui de trouver des justificatifs à la déroute de l’équipe nationale.

Plusieurs années après le discours royal des premières assises du sport, les orientations tracées pour un réel décollage du sport national n’ont pas été suivies d’effet et la même gabegie continue de régner puisque la règle de réddition des comptes n’est guère appliquée. Le laisser-aller a pris, après les JO de Londres, le chemin d’une descente aux enfers. 

Jalil Nouri
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