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La Grèce a renvoyé mardi en Turquie environ 150 migrants, surtout des ressortissants marocains, tunisiens et algériens, dans le cadre de « l’accord de réadmission » signé entre les deux pays en 2002.

Au total 308 migrants seront renvoyés mardi et mercredi en Turquie, « dont la moitié ont été envoyés mardi », selon , une source du ministère de la Protection du citoyen ayant requis l’anonymat.

Cette source n’a pas précisé s’il était prévu dans les prochains jours d’autres renvois de migrants en Turquie.

Début janvier, quelque dizaines de migrants des pays du Maghreb avaient déjà été renvoyés en Turquie, a rappelé cette source.

En vertu de l’accord bilatéral de 2002, la Grèce a tenté à plusieurs reprises de renvoyer des migrants en Turquie, d’où ils avaient gagné la Grèce et puis vers d’autres européens, mais Ankara a souvent refusé de les accueillir.

Sur fond de la crise migratoire et de l’afflux des centaines de milliers de migrants et réfugiés en Grèce, le gouvernement a appelé à plusieurs reprises ces derniers mois Ankara à réactiver et appliquer cet accord.

« Il faut actualiser cet accord avec la Turquie (…) s’il n’y pas de coopération avec la Turquie, on n’aura pas de résultat substantiel sur la réduction du flux migratoire », a encore souligné lundi le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d’un entretien à la chaîne de télévision grecque Star.

Un sommet entre l’Union européenne (UE) et la Turquie est prévu le 7 mars à Bruxelles ayant comme objectif d’entreprendre une action commune avec Ankara pour endiguer la plus grave crise migratoire dans l’histoire de l’UE.

« Environ 800.000 réfugiés et migrants sont passés de la Grèce » à destination des pays de l’Europe du nord depuis le début de la crise en janvier 2015, a rappelé M. Tsipras.

Pour Athènes, la crise migratoire ne peut pas être résolue sans la participation de la Turquie, d’où arrivent la grande majorité des migrants sur les îles grecques grâce à de nombreux réseaux de trafiquants.

M. Tsipras a assuré que la compagnie Turkish Airlines proposait des billets entre le Maroc et la Turquie à 50 euros ».

Le ministre turc des Affaires étrangères Mavlüt Cavusoglou doit effectuer une visite à Athènes vendredi, à trois jours du sommet UE-Turquie à Bruxelles, pour discuter de ce sujet avec les responsables grecs.

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