La guerre déclarée en France contre les délocalisations, un coup d’épée dans...

La guerre déclarée en France contre les délocalisations, un coup d’épée dans l’eau ?

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M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, a annoncé au quotidien français «Le Parisien», le 11 juillet, que son gouvernement préparait tout un plan de lutte contre la délocalisation des centres d’appels.

Il y a 3.500 centres d’appels en France, qui emploient quelques 250.000 personnes. «C’est un secteur qui pèse lourd», selon les termes de M. Wauquiez. Grâce à l’essor de la téléphonie mobile et l’extension de la toile Web, l’avenir de ce secteur s’annonce des plus prometteurs.

«Notre secteur est appelé à se développer. Il représente 5% à 7% de la population active aux USA, et on peut imaginer que d’ici quelques années 7à 8% des actifs européens travailleront dans des centres d’appel», présage M. Emmanuel Mignot, PDG de Teletech International, une société spécialisée dans l’externalisation des centres d’appel, dans un entretien publié au début du mois de juillet par le journal français, “La Tribune.fr”.

La tendance en France, chez les grandes entreprises, est à l’externalisation des services commerciaux, d’assistance, etc. Et les entreprises spécialisées du secteur procéderaient, à leur tour, à l’externalisation de ces services dans des pays francophones, où les salaires peuvent ne représenter que la moitié ou même le tiers de ceux versés en France.

Et la destination principale dans les pays francophones de ces délocalisations des centres d’appels, c’est le Maroc, qui s’accapare la moitié des délocalisations françaises.  
Selon le département français de l’économie et des finances, si le nombre des emplois délocalisés dans ce secteur a progressé de manière significative, multiplié par six depuis 2004, passant de 10.000 à 60.000, il aurait peu évolué au cours de la même période en France.

Pour les syndicats français, les délocalisations auraient fait perdre plus de 25.000 emplois. «25.000 emplois en centres d’appels sont délocalisés aujourd’hui pour le seul secteur des télécoms. Et ces emplois représentent 500 millions d’euros perdus pour l’Etat en termes de cotisations sociales, de TVA, d’impôts sur le revenu, de cotisations pour les retraites. C’est énorme !», estime M. Sébastien Crozier, membre syndical au comité central d’entreprise de France Télécom, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire français “Marianne2.fr”.

«Il y a cinq ans, Jean-Louis Borloo (NDLR: ancien ministre français de l’économie, des finances et de l’emploi) avait passé un accord avec le secteur des centres d’appels, qui s’était engagé à créer 100.000 emplois. Ils en ont créé combien? Aucun», s’insurge l’actuel secrétaire d’État à l’Emploi.

L’«Association française de la relation client», groupement des opérateurs de ce secteur, avance, pourtant, d’autres chiffres. La progression de la création d’emplois dans le secteur aurait été de 4% en moyenne, au cours des trois dernières années et, l’année écoulée, ce sont 10.000 personnes qui ont ainsi trouvé du travail dans l’hexagone.

Toujours est-il que la pression politique subie actuellement par le gouvernement français est trop forte. Accablé par la crise économique qui ne semble pas vouloir prendre fin, avec ses cohortes de chômeurs sans perspectives, fragilisé par la scandaleuse affaire Bettencourt, qui a éclaboussé même l’Elysée, il fallait au gouvernement François Fillon apaiser la colère qui gronde dans l’hexagone, au point de tourner quelques fois à l’émeute, comme dernièrement à Grenoble.

Les quatre mesures du nouveau protectionnisme français
M. Wauquiez veut, donc, stopper les délocalisations et propose aux Français quatre mesures pour y parvenir. Dans l’ordre, il est question de «surtaxer les appels provenant des sites implantés à l’étranger», des «aides au recrutement, à la formation, à l’installation en zone rurale ainsi que des allègements de cotisations sociales», de «passer des conventions ou de rendre obligatoire l’application du code de bonne conduite pour les entreprises publiques», ou la “stratégie des bons élèves”, et enfin, d’imposer «la transparence sur le lieu où sont implantés les centres d’appels», ce qui permettrait par la suite de dresser une «liste des mauvais élèves». Vaste programme !

Mais, comme le dit si bien le syndicaliste, M. Sébastien Crozier, «la question n’est pas de savoir si on fait des assises pour faire des assises mais plutôt de connaître les dispositions qui seront prises in fine. Les assises peuvent permettre d’identifier les enjeux pour notre pays, de prendre la mesure du problème des délocalisations. Quant à savoir si elles permettront de prendre des décisions, c’est un autre débat. Les assises sont importantes mais il faut qu’à la fin, on légifère».

Le Maroc étant directement concernés par ces propositions de mesures en France pour stopper les délocalisations des centres d’appels, il serait intéressant de tenter d’en évaluer l’impact réel.
«Les taxes ne seraient valables que si elles étaient supérieures au différentiel de coût entre la France et l’étranger. Rappelons que quand un pays devient trop cher, on en change. Imaginez alors le niveau de taxation qu’il faudrait atteindre pour éviter les délocalisations», analyse objectivement M. Crozier. D’autre part, il n’est pas certain que cette mesure fiscale soit du goût de la Commission européenne.

Concernant les aides à l’embauche et autres allégements proposés aux entreprises du secteur, rien ne garantit que ces entreprises ne profitent de l’aubaine jusqu’au dernier euro, pour finir par délocaliser quand même leurs activités. Comme cela c’est déjà fait. Quand au code de bonne conduite, comment fera l’Etat français pour en assurer le strict respect ? Nombre d’employés marocains des centres d’appels, se voient accoler des prénoms français et s’expriment dans la langue de Voltaire sans le moindre accent.

Pour ce qui est de la liste des “mauvais élèves”, M. Crozier se demande «quelle influence ça va avoir sur le consommateur ?». Et une fois ces “mauvais élèves” désignés, des sanctions leur seront-elles appliquées pour crédibiliser la démarche ? Rien n’est moins sûr. Aucun gouvernement français n’oserait en arriver à cette mesure extrême, au risque de ne pas trouver de quoi financer sa prochaine campagne électorale.

Par ailleurs, comment réagirait l’Organisation mondiale du commerce, l’OMC, si une plainte devait être déposée contre la France par les pays hôtes de ces délocalisations, en premier lieu le Maroc et la Tunisie, devant l’Organe de règlement des différents ? Car, à ne point en douter, ces mesures, si elles devaient être prises, constituerait une entrave à la libre circulation des services et des investissements.  
Tout compte fait, il est fort peu probable que des mesures réellement contraignantes puissent être prises lors de ces “Assises des centres d’appels” et encore moins qu’elles puissent être appliquées efficacement et sans conséquences pour la France.

Mme Ségolène Royal, présidente du conseil régional de Poitou-Charentes et vice-présidente de l’Internationale socialiste, interrogée par le confrère “L’Economiste” à ce sujet, ne s’y est pas trompé en situant le problème posé par les déclarations de M. Wauquiez à un autre niveau de débat. «Menacer, comme il l’a fait, tout un secteur économique, qui a consenti beaucoup d’effort en équipements et en formation professionnelle, est contraire à l’esprit du co-développement entre la France et les pays de la Méditerranée».

Il faut que les pays occidentaux apprennent à respecter les règles qu’ils ont eux-mêmes instaurées. S’ils se font les chantres de la libre circulation des biens et services, c’est valable dans les deux sens. C’est en substance le message adressé par les parlementaires marocains, qui estiment que «de la même manière que le Maroc a des obligations envers l’Union européenne, la France aussi doit avoir des obligations envers le Maroc».

Le Maroc s’est fait le bon élève de l’UE, en adaptant au mieux son économie et sa législation aux normes européennes. Il a, ainsi, réussi à en devenir un partenaire privilégié, en obtenant le statut avancé. Et il a planifié son développement dans le cadre de ses relations privilégiées avec l’entité européenne. Mieux encore, il s’est montré un fervent adepte du projet du président Sarkozy de l’Union pour la Méditerranée.

L’offshoring, l’un des piliers de l’émergence
Le Maroc, avec ses 28.000 à 30.000 emplois dans les centres d’appels, s’est affirmé comme la destination privilégiée des entreprises spécialisées qui délocalisent leurs activités de relations client, loin devant la Tunisie, avec seulement 12.000 emplois, et les nouveaux concurrents, le Sénégal et l’île Maurice. Ce nouveau secteur d’activités au potentiel de croissance énorme, représente déjà, pour le Maroc, un chiffre d’affaires de l’ordre de 3,4 milliards de Dhs.

«Notre industrie (des services relations client) emploie quelque 28 000 salariés. On y compte la plupart des principales sociétés françaises spécialisées dans la prestation de services pour le compte de tiers. L’opérateur téléphonique Free a par ailleurs installé son service de relation client dans notre pays. Nous sommes de loin le principal pays francophone dans le secteur de la relation client», indique M. Youssef Chraïbi, président de l’Association marocaine de la relation client, qui regroupe les centres d’appels installés au Maroc, dans un entretien accordé au journal “SudOuest.fr”, le 31 juillet 2010.

Dans le chapitre du « Pacte National pour l’Emergence Industrielle», véritable feuille de route pour le décollage de l’industrie marocaine pour la période 2009-2015, consacré aux “Métiers Mondiaux Du Maroc”, il est écrit: «Le secteur de l’Offshoring est le secteur le plus avancé en termes d’implémentation de la stratégie Emergence. Le plan d’action défini en 2006 a été en grande partie mis en place. Les zones dédiées, les incitations sectorielles ainsi que le plan de formation, malgré les retards de lancement initiaux, sont aujourd’hui opérationnels. Les efforts consentis dans l’impulsion du secteur commencent à donner leurs fruits. D’une part, le Maroc est aujourd’hui entré dans le club fermé des destinations Offshoring reconnues dans le monde, en particulier dans le monde francophone. En effet, la destination Maroc est systématiquement considérée dans la majorité des décisions d’Offshoring et des acteurs de référence ont fait confiance au Maroc. D’autre part, le secteur a connu un succès très important sur le terrain: en une année, plus de 50 entreprises ont manifesté leur intérêt de s’implanter dans les zones de Casanearshore et Rabat Technopolis. Les 2 premières tranches de Casanearshore sont aujourd’hui entièrement réservées. Et enfin, le secteur a connu la création de plus de 20.000 emplois entre 2005 et 2008».

«Le secteur de l’Offshoring est sur une dynamique très positive à l’international, avec un développement très soutenu d’environ 25% par an. Dans l’espace francophone, principale cible du Maroc, les mouvements d’Offshoring sont très importants…
«Les perspectives de développement du secteur sont donc favorables au Maroc avec des potentiels reconfirmés autour de 100.000 emplois à 2015 et un chiffre d’affaires sectoriel prévisionnel de plus de 20 milliards de Dirhams, soit une création d’environ 70 000 emplois et une croissance de 13 milliards de Dirhams du PIB sur la période 2009-2015».

C’est évident, le Maroc mise considérablement sur les activités de relations clients et les délocalisations pour constituer une des locomotives de son développement au cours du prochain quinquennat. Si les pays de l’UE, en raison de la crise ou autres, en viennent à remettre en cause les fondements de leur partenariat, ce serait un message négatif adressé au Maroc. Surtout qu’il s’agit d’une mauvaise solution appliquée à un faux problème, ou plus exactement à un problème mal posé.
«Jusqu’ici, le développement de l’activité des entreprises françaises spécialisées dans les prestations de ce type s’est toujours traduit par une augmentation des effectifs salariés, tant en France qu’au Maroc», explique M. Youssef Chraïbi. «L’an dernier, notre secteur a créé environ 5 000 emplois au Maroc, soit une augmentation de 13%. Dans le même temps, il s’en est créé 10 000 en France, où cette industrie en comptait déjà, il est vrai, quelque 250 000. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que les entreprises françaises installées chez nous n’ont pas à s’en plaindre. Les exonérations fiscales dont elles bénéficient au Maroc contribuent à accroître leur rentabilité».

Bien formés, sous payés et concurrencés
«Au surplus, le chiffre d’affaires des centres d’appels installés au Maroc ne représente que 300 millions d’euros. C’est bien peu par rapport à ce que la France, premier fournisseur du Maroc, engrange dans notre pays, notamment dans le domaine d’infrastructures, comme la future ligne à grande vitesse, qui se chiffrera à des milliards d’euros. Nous faisons des efforts très importants pour que notre jeunesse apprenne la langue française. Il ne serait pas juste que nous soyons pénalisés, d’autant plus que le développement de nos centres d’appels constitue un frein à l’émigration de nos jeunes».

M. Ahmed Réda Chami, ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, ne mâche pas ses mots pour dénoncer les mesures proposées par le secrétaire d’Etat français à l’emploi dans le but de stopper les délocalisations. «Nous allons nous adresser au gouvernement français, car il s’agit là d’un protectionnisme à peine voilé. En effet, si la mondialisation permet d’acheter des produits français, elle signifie aussi pouvoir investir librement sans barrières» a-t-il déclaré au journal “Le Matin”, le 25 juillet dernier.


En fait, pourquoi les entreprises françaises délocalisent-elles autant ?

«Nous n’avons pas les moyens de travailler à un prix décent en France», précise M. Emmanuel Mignot, le spécialiste de l’externalisation des centres d’appel. «Nous employons près de 300.000 personnes dans l’Hexagone. Nous ne pesons donc pas assez lourd pour prétendre bénéficier d’un régime de faveur à travers par exemple des allègements de charges».

«En gros, le salaire minimum en France, c’est le SMIC, soit 1.343 € brut par mois. Au Maroc, nos salariés sont payés entre 400 et 450 € mensuels, ce qui est considéré sur place comme un salaire correct. Du coup, ils bénéficient de centres ultramodernes, avec de bonnes conditions de travail, de la formation, et même des crèches», indique M. Laurent Uberti, Président du Syndicat Professionnel des Centres de Contacts (SP2C), vice-président de Association Française de la Relation Client (AFRC) et président de la Mission nationale de la relation client, au quotidien “France Soir”, le 13 juillet écoulé.

Chiffres confirmés par M. Youssef Chraïbi, président de l’Association marocaine de la relation client. «Les salaires de départ sont en général proches de 400 euros, soit 2,5 fois le smic marocain. Et il y a des avantages sociaux. Cela explique que nous parvenions à recruter des salariés à des niveaux bac + 3 ou bac + 4, qui passent quelques années chez nous avant de se tourner vers d’autres carrières. L’âge moyen est extrêmement jeune, de l’ordre de 23 ans».

«Nous privilégions la complémentarité des services, c’est-à-dire que nous les répartissons, selon les horaires, les niveaux de complexité entre la France et l’étranger. Une telle organisation permet de proposer un prix raisonnable aux consommateurs. Un prix inférieur, en tout cas, à celui qu’on pourrait proposer, si tous les centres d’appel étaient établis en France. Veut-on que le consommateur (français) paie plus cher ?», s’interroge M. Emmanuel Mignot.

«On assiste à un double discours de l’Etat, d’un côté, on nous a incités à “porter haut les couleurs de la France”, à s’implanter à l’étranger, et de l’autre on critique l’ouverture de sites offshore. Je pense que le message qu’il faut interpréter est: “Occupez les marchés à l’étranger, mais ne délocalisez pas”».
Les délocalisations sont liées à la mondialisation, phénomène inexorable, à la concurrence et aux pressions des consommateurs, qui oublient leur nationalité devant les rayons des supermarchés. L’employé d’entreprise, craingnant une délocalisation des activités de son employeur, qui risquerait de lui coûter son travail, est pourtant le même consommateur qui choisit les produits et services les moins chers sans se soucier des lieux où ils ont été produits.

Si des entreprises étrangères, européennes ou autres, délocalisent tout ou partie de leur production vers le Maroc, c’est pour le prix de sa main d’œuvre qualifiée, c’est-à-dire pour des ressources humaines bien formées, mais sous payées. Outre les mesures d’incitations, fiscales et autres, proposées par le gouvernement aux investisseurs étrangers.

De la volatilité des délocalisations
«Les délocalisations d’emploi depuis les pays développés vers les pays à bas salaires connaissent une accélération sensible ces dernières années avec le développement de la globalisation financière et de l’ouverture des marchés. Si dans un premier temps, seul le secteur industriel a été touché, les activités de services sont désormais de plus en plus concernées par ce type de stratégie suivie par les firmes afin d’accroître leur compétitivité», écrivent MM. Fabien Besson, professeur à l’Université Paris 1, et Cédric Durand, du Centre d’économie de Paris Nord, dans un texte intitulé «Les délocalisations de services: quels enjeux pour les politiques publiques ?», publié en 2006.

«La mondialisation des processus productifs provient de la conjonction de deux éléments: d’une part, la suppression des obstacles à la libre circulation du capital et la libéralisation des flux de biens et services ; d’autre part, la modularisation de la production accélérée par le développement des technologies de l’information et des communications».


Mais est-ce possible de lutter contre ce phénomène ?

«Il n’est pas dans le pouvoir du gouvernement d’empêcher la disparition d’activités traditionnelles non compétitives et pour lesquelles il n’y a plus d’investisseurs disponibles. Il ne sert donc à rien de pratiquer l’acharnement thérapeutique», estime M. Elie Cohen, membre du conseil d’analyse économique, directeur de recherche au CNRS et spécialiste d’économie industrielle, dans un article publié dans le journal “le Monde”, en février 2008.
Et ça, le Maroc en est conscient, pour avoir aussi subi des pertes d’emplois pour cause de délocalisations !
«Depuis la fin des années 90, le Maroc est lui-même victime de ces délocalisations (dans le secteur de la confection) vers des pays à coût de main d’œuvre plus bas, comme la Chine, le Pakistan, le Viet-nam ou l’Inde. Au plus fort du mouvement, le pays a perdu 4 0000 emplois en une seule année», peut on lire dans le magazine “Conjonctures” datant de janvier 2005.
«Télé-conseiller est par nature un emploi volatile. Il faudrait créer davantage de postes à profil élevé pour en faire une profession durable. Mais pour cela il faudrait que les entreprises consentent à investir dans les formations linguistique et technique et à inciter la main-d’œuvre étrangère plus qualifiée à venir assister les jeunes télé opérateurs marocains», explique M. Saâd Belghazi, professeur d’économie à l’INSEA, dans le même numéro du magazine.

Un jour ou l’autre, amélioration du niveau aidant, le Maroc aura également à subir des délocalisations. Les Marocains ne se font pas d’illusions à ce sujet. L’objectif premier, actuellement, est de profiter au maximum de cette opportunité afin promouvoir construction d’infrastructures et qualification de la main d’œuvre, pour pouvoir se tourner vers des secteurs à forte valeur ajoutée, avant que le coût de la main d’œuvre nationale ne devienne dissuasif pour les opérateurs étrangers.

Les Marocains ont cru qu’à travers leur partenariat privilégié avec l’UE, ils se sont engagés dans une grande aventure dans laquelle l’UE constitue la locomotive de l’aire euro méditerranéenne et le Maroc, ce pays jeune et dynamique qui constitue la porte d’entrée vers cet espace stratégique qu’est la rive sud de la Méditerranée. C’est-à-dire son rôle dans l’histoire de cette partie du monde pendant longtemps.

M. Laurent Wauquiez, agrégé d’histoire connaissant l’arabe, ne saurait l’ignorer.
Vivement que cette vision des choses ne soit jamais démentie.

Ahmed NAJI

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