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Alors que tout deux dirigent le premier parti du pays, le PJD et que l’un deux dirige le gouvernement et que l’autre vient de le quitter, une bataille sourde s’est progressivement installée entre les deux hommes, chacun évitant l’autre pour réduite leurs relations au strict minimum malgré leurs charges au sein de leur formation.
Si Abdelilah Benkirane en est le numéro 1 en vertu de son titre de secrétaire général, Saad Eddine El Othmani estime de son côté que, suite à sa nomination comme chef de gouvernement au nom de leur formation, il est en droit de revendiquer la direction du parti lors de l’organisation du prochain congrès, ce qui augure d’une guerre de tranchées fratricide comme cette formation n’en a jamais vécu par le passé. En attendant, les deux hommes se livrent une bataille souterraine sous des dehors de respect mutuel où tous les coups sont permis.
Prévoyant que son numéro 2 El Othmani, se prépare à partir à la conquête de son poste, Benkirane s’attache à le priver du soutien des ministres de son parti partis rejoindre le gouvernement sans son accord en essayant de les éloigner de la direction de la formation islamiste. Pour asseoir sa stratégie, Abdelilah Benkirane mène un forcing auprès du groupe parlementaire du PJD pour ne pas faire de cadeaux au gouvernement et à son chef, son rival, alors que la presse électronique sur la quelle il a la main est également appelée à aiguiser ses plumes dans la perspective d’un combat annoncé. Visiblement, Benkirane n’a pas encore digéré son éviction du gouvernement et entend prendre une revanche qui ne sera pas discrète.
Par Jalil Nouri

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