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Un vent de folie traverse ces derniers jours les halles et marchés aux poissons avec des hausses des tarifs jamais égalées qui ont rendu cette denrée désormais inaccessible pour les consommateurs marocains sauf à regarder les étalages de loin.
Les prix y sont devenus astronomiques en ce début de ramadan synonyme de surenchère par excellence, où la corbine, considéré comme le poisson abordable pour les bourses modestes, plafonne irraisonnablement à 100 dirhams au moment où la sardine se négocie à 35 dirhams tout en restant presque introuvable, sauf si l’on se lève tôt pour l’acheter au port.
Pour les autres espèces qui flambent depuis une longue période dans un marché sous-approvisionné, les prix observent la même hausse en flèche avec des moyennes décourageantes qui vont de 130 à 150 dh le kg, lors que les crevettes battent tous les records pour atteindre les 170 dh/Kg, chaque jour apportant sa mauvaise surprise à la grande consternation des consommateurs désemparés qui ont eu recours aux réseaux sociaux pour se plaindre de ses abus inadmissibles dans les marchés en se posant la question de savoir si le Maroc n’importe pas son poisson.
En attendant, nos mers jadis poissonneuses sont devenues un mythe et s’il ne faut pas chercher désormais à se passer du poisson en le boycottant.
Un mouvement de protestation s’est déjà créé sur facebook et une pétition adressée à Monsieur le Chef du gouvernement lancée sur Avaaz.  Il est donc appelé à s’emplifier au vu de l’intérêt et du débat suscités par cette flambée des prix, un débat qui mérite d’être enrichi par l’avis de tout un chacun et partagé afin que le mouvement de révolte prenne les proportions qu’il mérite.
Par Jalil Nouri

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