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Quelques jours après avoir estimé que la demande d’extradition d’un ressortissant marocain, Said Chaou, baron de la drogue notoire et soupçonné d’être derrière l’agitation dans le Rif relevait d’une démarche inopportune et qu’il était inutile d’y répondre, les autorités néerlandaises ont fini par faire marche arrière et accéder à la requête de Rabat. Said CHaou, ancien député du Pam qui a voulu épouser les thèses séparatistes de sa région pour se refaire une virginité politique, a finalement été arrêté ce jeudi et a été mis en attente d’extradition vers le Maroc qui se prévalait d’avoir lancé un mandat d’arrêt international pour trafic de drogue va donc pouvoir disposer d’informations précieuses sur le soutien financier et logistique fourni par cet homme louche et versatile aux leaders de la contestation dans le Rif et qu’il encourageait à demander la séparation avec le Maroc dans l’espoir de disposer , comme il l’entend, de toute la production de cannabis dont cette région est considérée comme un haut lieu à l’échelon mondial. Le parti du Pam avait d’ailleurs fait de la dépénalisation de la culture de l’herbe un point capital pour récolter les voix des électeurs mais ce débat n’a pas connu de suite. Les révélations de l’interrogatoire de Said Chaou promettent bien des surprises sur ses connexions avec les milieux politiques.

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