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Le journaliste Hamid El Mahdaoui, fondateur controversé du site d’informations, « Badil », est dans de mauvais draps depuis sa condamnation le 20 juillet dernier à trois mois de prison et 20 000 dhs d’amende sous l’accusation d’incitation à des manifestations interdites par les autorités.

Des faits qu’il continue de nier que sa présence au milieu de manifestants à Al Hoceima peut prêter à interrogations d’autant plus que l’homme s’est toujours présenté comme un agitateur pour les bonnes causes et qu’il a déjà eu maille à partir avec la justice dans des affaires de diffamation. Jusque-là, il ‘en était plus ou moins sorti sans trop de dégâts, mais cette fois-ci, il risque gros, très gros même, depuis qu’une autre accusation, très grave est venue s’ajouter à son dossier alors qu’il purge sa peine dans le Rif. Le tribunal d’Al Hoceima lui reproche de n’avoir pas dénoncé et informé les autorités d’une menace extérieur visant la sécurité de l’état.

En passant ses appels téléphoniques au crible fin, les enquêteurs ont trouvé une conversation avec un ressortissant marocain résidant aux Pays-Bas, qui confie au journaliste avoir l’intention de faire entrer des chars au Maroc. Le cas du journaliste El Mahdaoui a aussitôt pris une autre tournure bien plus grave des autres condamnations pour diffamation dont il a l’habitude. Il pourrait aller en prison pour de nombreuses années et dire adieu à son activité tumultueuse depuis qu’il y a fait ses premiers pas en en connaissant les dangers et les risques.

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