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Retranché dans son domicile de Salé près de Rabat dont il ne sort pratiquement plus, le chef du gouvernement désigné Saad Eddine El Othmani, issu du parti islamiste du PJD, est en train de mettre les touches finales à la liste des ministres qui formeront son équipe et qui devrait être bouclée d’ici la fin de la semaine au plus tard.
Il restera à ce dernier d’avoir l’aval de sa formation avant de soumettre cette liste au cabinet royal qui décidera de la date de l’audience royale; dernière étape avant l’entrée en fonction du nouvel exécutif après six mois d’une attente lancinante et désespérante.
Mais et il y a un gros mais, une pierre d’achoppement risque de surgir en cours de route, car la formation du chef du gouvernement refuse et pose un véto à la nomination du chef de l’USFP, Driss Lachgar, à la tête du ministère de la justice que lui-même pose comme condition de la participation de son parti au gouvernement.
Cette question épineuse et problématique pourrait compromettre tous les efforts déployés par Saad Eddine El Othmani pour réussir sa mission dans les délais impartis et dans laquelle son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, avait lamentablement échoué. Un Benkirane qui reste l’opposant le plus farouche à la participation de Driss Lachgar et son parti au gouvernement et qui dispose encore d’une marge de manœuvre non négligeable pour torpiller la mission d’El Othmani, à quelques encablures d’un accord final et de la fin du suspense.

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