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Des révélations en révélations, il faut bien avouer que des secrets restent cachés dans l’affaire de l’ancien directeur général de Bank Al Maghrib, Abdelatif Faouzi, toujours recherché par la police pour émission de chèques sans provision, après avoir été condamné puis libéré de prison dans une première affaire similaire parce qu’il avait voulu couvrir les erreurs de son épouse. Car c’est bien à cause d’elle que l’homme est tombé de son piédestal et de sa puissance pour se retrouver dans une situation peu enviable, à l’opposé de son statut social . De nouvelles pièces sont à ajouter à ce dossier à présent.
Il ressort de l’enquête que la femme du haut responsable de la banque centrale s’adonnait au commerce des bijoux, en tirant des bénéfices en spéculant au gré des variations du marché. Sauf qu’elle n’assumait pas seule ses transactions puisqu’elle demandait à une amie de lui fournir des chèques de garantie au profit de grands bijoutiers de Rabat et Casablanca qui ont décidé de porter plainte pour récupérer leur dû. Cette amie, une dame respectable au demeurant, opticienne de fonction, se trouve recherchée à son tour pour un chèque sans provision de l’ordre de 1 million et demi de dirhams émi pour rendre service à l’épouse du banquier.
Ce sont donc les folies de cette dernière qui ont poussé son mari à les couvrir en sortant à son tour son chéquier pour régler les dettes astronomiques de madame sans disposer des montants pour les honorer. De par sa fonction, l’homme était censé être le premier à mener la lutte contre les chèques sans provisions. Un destin cruel pour celui qui devait donner l’exemple.

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