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Tout concorde à dire que le bateau de l’Istiqlal est en plein naufrage et que les derniers jours du mandat de l’actuel secrétaire général Hamid Chabat, sont comptés à la tête de sa formation.

D’un parti historique autrefois leader sur la scène nationale, l’Istiqlal  amorce un virage dangereux aujourd’hui qui peut mener à son implosion. Hamid Chabat a pris le risque de faire geler par la commission d’arbitrage la participation de trois figures importantes du parti comme Yasmina Baddou, Taoufik Hjira et Karim Ghellab, une décision prévisible si l’on sait qu’ils menacent sa réélection à la tête du parti lors du prochain congrès en mars prochain. Mais ce n’est pas tout. car en même temps, le ministère de l’intérieur vient de demander l’ouverture d’une enquête sur la publication sur le site du parti d’un article virulent, aussitôt retiré dans lequel il est insinué que Hamid Chabat, fait l’objet d’une campagne de harcèlement et que sa vie est menacée par des membres de « L’état profond », une formule qui veut signifier le cabinet royal et qui avait coûté à Nabil Benabdellah du PPS, un cinglant communiqué du palais pour l’avoir utilisée en parlant du conseiller royal Fouad Ali El Himma alors que Hamid Chabat, vise lui, l’autre conseiller, Taieb Fassi El Fihri. Si l’on ajoute à ce cafouillage les récents articles de presse prouvant la richesse colossale du chef de l’Istiqlal, il n’est difficile de se convaincre que les jours de ce dernier sont comptés.

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