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La Marocaine Houria Esslami a été élue vendredi par consensus à la tête du Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI) à l’issue de sa 107e session tenue à Genève.

C’est la première fois qu’une femme est désignée à la tête de ce groupe de travail depuis sa création il y a 35 ans.

« Mon élection est un hommage que je dédie à toutes les femmes qui ont souffert et souffrent des séquelles de la disparition forcée d’un proche et s’activent pour connaître le sort d’un époux, un frère ou un fils disparu », a-t-elle déclaré à la MAP.

Mme Esslami a remercié ses collègues membres du GTDFI, représentants de l’Argentine, de Bosnie, du Canada et de Corée du Sud, pour la confiance qu’ils ont placé en sa personne. L’experte marocaine, qui a notamment occupé le poste de directrice exécutive de la Fondation Driss Benzekri des droits humains et la démocratie, avait été nommée en mars 2014 membre du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Houria Esslami, née en 1968 à Oujda, compte à son actif une quinzaine d’années d’expérience dans le domaine des droits de l’Homme, avec une expertise reconnue en matière des disparitions forcées aux plans national et international. Elle fait partie des fondateurs du bureau du Forum marocain pour la vérité et la justice, de la Fédération euro-méditerranéenne contre la disparition forcée et de la Coalition internationale contre les disparitions forcées.

Désignée membre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) en octobre 2011, l’experte a été désignée coordinatrice du groupe de travail chargé des relations internationales, des partenariats et de la coopération au sein de cette institution.

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