PARTAGER
La nuit du mercredi 19 au jeudi 20 juillet 2017 risque bien d’être la plus longue de cette année au milieu d’une crispation à son paroxysme en prévision de la journée demain durant laquelle les militants du « hirak » avaient prévu de manifester pacifiquement à l’occasion de la commémoration de la bataille d’Anoual une date importante dans la mémoire rifaine, c’était avant que ne soit publié un communiqué de la préfecture l’interdisant.
Depuis, les deux parties s’observent comme des chiens de faïence et les appels au calme et la retenue se multiplient donnant plus de gravité à cette situation critique. Toutes les composantes de la majorité gouvernementale se sont prononcés contre la tenue de toute marche de protestation et ont donné raison à la préfecture pour sa mesure d’interdiction et côté organisation, les leaders de la contestation ont fait parvenir plusieurs messages appelant p éviter toute épreuve de force et à ne pas sortir manifester dans les circonstances actuelles. Il faut dire que la présence de visiteurs au plus fort de la saison touristique fait courir de sérieux risques au niveau de la sécurité publique au moment où la possibilité de heurts avec les forces de l’ordre reste toujours prégnante dans un contexte délicat au moment où tous les dossiers en rapport avec les revendications sont en voie de traitement urgent. La violence dans la rue ne fera que retarder un processus vital pour la normalisation de la situation.

Commentaires