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La paix et la stabilité au Moyen-Orient passent inévitablement par la fin de la colonisation israélienne des territoires palestiniens, dont Al Qods Acharif, a affirmé, samedi à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.

« Nous devons, une nouvelle fois, porter à l’attention de la communauté internationale, et notamment du Conseil de sécurité (de l’ONU), que la paix et la stabilité au Moyen-Orient passent par la fin de la colonisation israélienne des territoires palestiniens, y compris Al Qods », a souligné M. Mezouar, qui intervenait lors d’une réunion du Groupe ministériel de contact de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour la défense de la cause de la Palestine et d’Al-Qods Acharif, tenu sous la présidence du Maroc en marge de la 70ème session de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Imposer le fait accompli à travers la politique de colonisation, d’expulsion, de harcèlement et de discrimination raciale, et l’enterrement de la solution de deux Etats constituent un danger pour tous, y compris Israël », a averti M. Mezouar.

Il a, à cet égard, appelé à l’application du droit international et des décisions de la légitimité internationale relatifs à la protection des civils en temps de guerre, et à la reconnaissance du droit des Palestiniens à établir un Etat sur ses territoires occupés depuis 1967.

« Les actions des autorités israéliennes à Al Qods, notamment l’annexion illégale, la colonisation et la judaïsation de la ville sainte, ainsi que l’altération de sa composition démographique et de son identité arabo-musulmane sont dénuées de toute légitimité », a insisté le ministre, soulignant l’importance de mettre fin à ces actions et de « s’assurer qu’elles ne se reproduisent jamais ».

M. Mezouar a rappelé que l’Initiative de paix arabe, qui a été adoptée également par l’OCI, « demeure toujours valable, et Israël, qui prend grand intérêt à sa sécurité, doit la prendre en considération », affirmant que « faire peu de cas de cette initiative, proposée il y a 13 ans, ne peut qu’engendrer davantage de tensions et de violences dans la région ».

Rappelant la sensibilité de la situation en raison des agressions israéliennes contre la mosquée Al Aqsa, M. Mezouar a soutenu que cette situation « nous appelle à accélérer la mise en œuvre du plan d’action du Groupe de contact de l’OCI », mettant en exergue par la même l’importance de saisir l’occasion de la tenue de l’Assemblée générale pour entrer en contact avec le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de sécurité et le Président de l’AG, ainsi qu’avec les pays influents sur l’échiquier international, et d' »adopter un discours politiquement résonant, juridiquement solide et humainement efficace ».

Le ministre a appelé, dans ce contexte, à « inciter les consciences vives de par le monde à défendre les droits inaliénables du peuple palestinien, dont le droit à la vie et à la récupération de ce qui lui a été spolié », rappelant que « les Palestiniens sont le seul peuple au monde qui pâtit toujours sous le joug de la colonisation, et que Gaza est le seul territoire assiégé, qui subit chaque deux ans, presque systématiquement, des raids qui laissent derrière des milliers de victimes et des infrastructures détruites ».

M. Mezouar a, en outre, indiqué que la mise en place du Groupe de contact est survenue suite à une recommandation de la 20è session du Comité Al Qods, tenue les 17 et 18 janvier 2014 sous la présidence effective du Roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods, et en application de la décision de la récente réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres, faisant remarquer que la présidence de ce groupe a été confiée au Maroc à l’initiative de Son Altesse Royale, feu le prince Saoud Al Faisal.

La première réunion du Groupe a été tenue le 12 novembre à Rabat, avec la participation des ministres des Affaires étrangères des Etats membres, qui s’étaient convenus de mettre en place un plan d’action visant notamment à envoyer des messages forts aux puissances du monde, les appelant à faire pression sur Israël pour qu’elle mette un terme à sa politique de judaïsation d’Al Qods-Est, qui fait partie des territoires palestiniens occupés en 1967, et à faire bénéficier les Palestiniens de tous leurs droits inaliénables.

A rappeler que ladite réunion avait également décidé de scinder le Groupe de contact en trois délégations afin de lui permettre une meilleure mobilité à travers le monde.

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