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Rien ne prédestinait un tel cliché à susciter une telle vive émotion dans les foyers, sur les réseaux sociaux et parmi les lecteurs de la presse nationale, avec un mouvement de partage spontané qui a recueilli plusieurs millions de vues et qui est parvenu jusqu’aux coins les plus reculés du pays. La photo de cette chaussure d’une femme morte lors de la bousculade qui a fait 15 victime lors d’une opération de distribution de denrées alimentaires dimanche dans la région d’Essaouira, a été prise par le correspondant de la chaîne de télévision de 2M  dans cette ville , Omar Jrari, arrivé en premier sur les lieux du drame avant de l’envoyer au portail d’informations de la deuxième chaîne, sans deviner la suite de son geste. La photo est devenu un événement médiatique qui a ajouté à l’émotion et à la tristesse ressenties à travers tout le Maroc suite à ce drame. Chacun allant de sa propre interprétation, le cliché de cette chaussure rose, symbole de féminité et de toutes les femmes décédées dans cette bousculade a été reprise à l’infini par la presse internationale qui a consciencieusement suivi cette tragédie pour illustrer ses articles et lui donner un impact inattendu. Au Maroc, elle est devenu le symbole des appels à manifester pour le soutien à la région endeuillée,à sa population, et ses enfants orphelins.

Le journaliste , sans rien demander, s’est trouvé, lui, propulsé au rang de photographe de l’année et proposé pour des grands prix mondiaux du photo-journalisme. Ainsi naissent des légendes dans la presse.

 

Par Nabila Kandili

 

Actu-maroc.com

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