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C’est incontestablement l’événement politique de cette fin d’année 2018. Le congrès scruté de toutes parts du PJD qui dirige le gouvernement se tient tout le long de ce week-end sur fond de manifestations anti-américaines et ne se résumera , pour l’ensemble des marocains qu’à une seule question: qui succèdera dimanche soir à Benkirane, le chef sortant. Mais il faudra la doubler d’une autre double interrogation: n’a-t-on pas enterré l’ère Benkirane trop vite et ce dernier ne trouvera-t-il pas à la dernière minute une potion magique règlementaire ou non pour se maintenir ? Pour autant, le parti islamique, en perte de vitesse, n’a jamais autant été divisé que depuis que ce dernier s’est mis en tête d’obtenir à tout pris de ses frères, un troisième mandat, y compris en ayant recours à des amendements du règlement intérieur de sa formation et y compris en prenant le risque de la mener à une scission. C’est ce débat et le procès que lui feront ses adversaires qui pèseront lourd sur ce congrès auquel, pour la première fois dans l’histoire des congrès politiques, n’auront pas été invités des personnalités étrangères, de peur de laver le linge sale devant eux.
Au-delà des orientation idéologiques et politiques, il faudra surveiller de près la nouvelle composition du parlement du parti et son secrétariat général pour voir si le PJD a consenti à rajeunir ses instances pour favoriser l’émergence d’une nouvelle génération. Pour le nom du nouveau leader, il faudra attendre, car aucun candidat ne s’est déclaré à lla veille de 8ème congrès. Mais l’actuel chef du gouvernement, El Othmani, reste favori malgré lui.
Par Nabila Kandili
Actu-maroc.com

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