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Jamais un chef de parti n’aura reçu une telle humiliation comme l’a été le numéro 1 de l’Istiqlal, au début de cette semaine quand il a été expulsé du siège du syndicat proche du parti, l’Ugtm. Venu avec un grand renfort de membres de sa famille et de sympathisants reprendre les locaux du syndicat qui avaient été confiés à une nouvelle direction de la centrale élue légalement pour remplacer celle restée proche du chef de l’Istiqlal à qui il avait cédé les clés pour lui garder sa place au chaud au cas où il serait contraint d’abandonner ses responsabilités politiques, Hamid Chabat s’est vu non seulement refuser l’accès sur ordre de la justice mais a été sommé de déguerpir des lieux.

Devant son refus, les forces de l’ordre l’ont bousculé devant ses sympathisants et c’est en se dégageant qu’il a été blessé en plusieurs endroits, chose qu’il n’a pas supporté devant sa femme, ses enfants et ses cerbères venus le soutenir dans ce sit-in indigne d’un chef politique qui n’attend plus que le congrès de sa formation pour quitter la scène partisane qui ne lui aura pas réussi contrairement à sa carrière syndicale qui lui a permis de gravir les échelons jusqu’au sommet. Les vêtements déchirés et en pleurs, le visage ensanglanté, Hamid Chabat a finalement quitté les lieux en laissant aux curieux et à la presse une piètre image de sa déchéance.

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