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La direction du parti islamiste du PJD dirigée par Abdelilah Benkirane et qui doit théoriquement former le nouveau gouvernement est désormais traversée par l’incertitude et commence à douter d’une issue proche et favorable aux négociations en cours. A tel point qu’elle envisage de demander l’abrogation de l’article 47 de la constitution qui permet au roi de trouver une alternative à l’actuel chef de gouvernement désigné s’il ne parvient pas à former son équipe dans des délais raisonnables.

Cette éventualité n’écarte pas la possibilité de faire appel, le cas échéant, à une personnalité étrangère au parti vainqueur des dernières élections législatives, ce qui rend ces inquiétudes compréhensibles au sein du PJD.

Une formation qui s’est mise à tanguer dangereusement ces derniers jours en lançant des messages annonçant le pire dans sa presse électronique au cas où Benkirane serait dépossédé de son titre de chef du gouvernement. Un Benkirane qui ne cache pas pourtant et ouvertement son échec dans la conduite des négociations et qui s’estime dans l’impasse et dos au mur en accusant certaines personnes, sans les nommer, de travailler à sa chute en complotant contre lui dans les coulisses de ses tractations.

Le nouveau voyage royal en Afrique ne risque pas de faire aboutir la recherche d’une solution rapide en raison de l’absence de parties concernées et qui sont de ce voyage. La sortie de crise n’est probablement pas pour demain.

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