La politique économique du royaume mise en exergue lors du « Round Casablanca »...

La politique économique du royaume mise en exergue lors du « Round Casablanca » du Forum de Paris

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M. Dominique Bocquet, haut fonctionnaire du trésor français et ancien économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) devait dans ce sens mettre en relief les grands chantiers infrastructurels en cours au pays et l’ouverture sur l’extérieure « à la fois déterminée et maîtrisée car elle se fait de manière graduelle et sélective et est accompagnée par des politiques sectorielles ».

Il a en coutre souligné le « pilotage économique particulièrement prévoyant » citant à ce propos la mise en place du comité de vigilance pour suivre les effets de la crise mondiale.

Les grandes lignes de cette politique ont été déclinées par le ministre de l’économie et des finances M. Salaheddine Mezouar à l’ouverture de ce forum qui se tient sous le thème « Sécuriser la croissance ».

Les indicateurs sont parlants et les appréciations des agences de notation confirment que l’économie se porte bien, a-t-il fait remarquer, ajoutant qu’il est question de renforcer les acquis pour promouvoir une croissance durable.

Le ministre s’est par ailleurs félicité de la tenue au Maroc de ce conclave, une opportunité de dialogue et d’échange d’avis sur les changements économiques et sociaux que connaît le monde après la crise qui a montré l’existence d’une nouvelle économie mondiale en gestation.

Dans cette nouvelle configuration de l’économie mondiale le commerce international peut être un levier de développement notera, pour sa part le ministre du commerce extérieur, M. Abdellatif Maazouz.

Et de mettre l’accent sur certaines fragilités qui caractérisent ce commerce comme sa grande concentration, la flambée des prix des matières premières, les menaces de protectionnisme et les problèmes de sécurité telle la piraterie.

M. Maazouz n’a pas manqué de rappeler la politique d’ouverture sur l’extérieur qui s’est traduite par les accords de libres échanges et qui « commence à donner des résultats ».

Les politiques macro-économiques payent et sont utiles, fondamentales et nécessaires, a fait savoir M. Karim El Aynaoui, directeur des études et des relations internationales à Bank Al Maghrib, ajoutant que le Maroc a une chance de jouer le rôle d’intégrateur notamment avec les pays de l’Afrique subsaharienne à l’instar de ce qu’ont fait le Japon et la Chine avec leurs environnements immédiats.

Cette mission peut booster la croissance et permettre au Maroc de dépasser le stade de pays à revenu intermédiaire, a-t-il dit.

La sécurisation de la croissance passe par la maîtrise des fluctuations des marchés et par sa moralisation diront d’autres intervenants au moment où M. Moncef Belkhayat, ministre de la jeunesse et des sports a insisté sur la nécessité d’accorder davantage d’intérêt aux jeunes et d’inciter les générations montante à s’impliquer à la politique de laquelle ils sont de plus en plus nombreux à se détourner.

Plusieurs autres axes de travail sont programmés dans ce forum d’un jour notamment « les infrastructures immatérielles, fautives ou salvatrices », « Où sont les réserves de croissance ?  » ou encore « Comment maintenir ou reconstruire le lien social ».(MAP).

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