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Le syndicat de l’UMT ne laissera pas de trêve au nouveau gouvernement, en appelant à une grève dans les collectivités locales, le 13 avril, soit la veille de la présentation du programme de la nouvelle équipe d’El Othmani et le vote d’investiture qui s’en suivra dans la foulée.

Bien que prévu depuis longtemps et sans tenir compte de cette date importante, le syndicat a tenu tout de même à la maintenir, histoire de donner le ton à une rentrée syndicale tardive et à montrer au nouvel exécutif qu’il devra s’attendre comme le précédent à un climat social tendu et sans concessions.

D’ordinaire, il est établi que les syndicats accordent une trêve de 100 jours à tout nouveau gouvernement, le temps de sonder ses intentions vis à vis de la classe ouvrière. Là, ce n’est pas le cas et l’UMT qui est le syndicat majoritaire dans les collectivités locales qui a choisi d’arrêter le travail pendant 24 heures pour faire accepter deux revendications principales, l’intégration et la reconnaissance des diplômes des cadres supérieurs avec des rémunérations conséquentes ainsi que la suppression de l’échelle 7 comme cela est le cas dans la fonction publique. Très consensuel en règle générale, le nouveau chef de gouvernement n’aura pas en tous les cas une position aussi rigide avec les syndicats que son prédécesseur Benkirane.

Par Jalil Nouri

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