PARTAGER
La presse internationale s’en donne à cœur joie ces jours-ci pour tourner en ridicule le jugement prononcé par la cour d’appel de Rabat dans le procès de la femme d’affaires Hind Al Achchabi, poursuivie pour adultère et condamnée à deux années de prison et 2 millions de dirhams au profit de l’auteur de la plainte, son ancien mari, un diplomate koweïtien, à qui elle était unie par un contrat de mariage non reconnue par la loi marocaine.
Le quotidien « Libération » en France ou son homologue espagnol « El Pais » en Espagne pour ne citer que ces deux publications mais également un grand nombre d’éditorialistes sur des radios ont publié et diffusé articles et chroniques pour se demander sur quelles bases sérieuses et objectives pouvait se baser la juridiction marocaine pour prononcer un tel jugement qui a réellement de quoi étonner et pousser à se poser bien des questions.
Autant ces compte-rendus et analyses reconnaissent les avancées réalisées par le Maroc ces dernières années avec l’avènement du roi Mohammed VI, autant ils estiment que de telles décisions font reculer le pays de plusieurs bonds avec des jugements qui relèvent d’un autre âge.
Comment, en effet, juger un couple pour adultère alors qu’il dispose d’un acte de mariage reconnu par les tribunaux marocains et en même temps faire valoir celui du diplomate Kowetien, non reconnue par la législation marocaine et s’opposer à l’avis des oulémas, dont la primauté en pareil cas, a valeur de loi. Et de poser cette question sur un ton ironique: la justice marocaine a -t-elle crée un cas de jurisprudence en libérant l’homme accusé d’adultère avec sa propre femme et de garder celle-ci en prison? la justice marocaine aurait-elle inventé une nouvelle conception de l’adultère entre époux se demande la presse internationale, pour devenir la risée?

Commentaires