La pression internationale s’accentue sur la Syrie

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En outre, les ambassadeurs des Etats-Unis, de la France, du Danemark et du Japon se sont rendus mardi à Darayya, dans la région de Damas, pour présenter leurs condoléances après le décès du militant Ghiyath Matar, qui selon Human Rights Watch est mort sous la torture, ont indiqué des militants.
Aussitôt après le départ de ces diplomates, les forces de sécurité ont attaqué la cérémonie, lançant des gaz lacrymogènes et tirant en l’air pour disperser le rassemblement, selon la même source.

Arrêté le 6 septembre, Ghiyath Matar, 26 ans, est mort en détention, à la suite de tortures, a annoncé samedi l’organisation Human Rights Watch (HRW), en citant des militants sur place.

Les ambassadeurs de France et des Etats-Unis avaient irrité Damas en effectuant deux visites séparées le 8 juillet à Hama (centre) et qui avait été début juillet le théâtre de deux manifestations monstres contre le président Assad.

Le 23 août, l’ambassadeur américain avait pris l’initiative de se rendre, sans en informer à l’avance les autorités, dans la ville de Jassem (Sud) où 15 manifestants avaient été tués quatre jours auparavant. Jassem se situe dans la province de Deraa, berceau de la contestation.

Et le 6 septembre, il s’en est pris vivement au régime du président Bachar al-Assad sur Facebook, dénonçant notamment ses justifications de la répression violente contre les manifestants.
Mardi, les ministres arabes des Affaires étrangères, dans un communiqué au ton ferme, ont pressé les autorités syriennes de mettre fin « immédiatement à l’effusion du sang » et demandé au régime de décréter un cessez-le-feu, préalable à l’envoi d’une délégation arabe à Damas pour discuter de la mise en oeuvre des réformes en Syrie.

Selon le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, qui s’est rendu à Damas samedi, le président Bachar al-Assad avait accepté de recevoir une délégation de l’organisation panarabe.

Le chef de la diplomatie qatarie cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, qui a présidé la réunion des ministres au Caire mardi, a pour sa part appelé les autorités syriennes à arrêter « la machine à tuer » et réclamé le retrait des villes de l’armée, qui poursuit ses opérations pour mâter la contestation.

Pour obliger Damas à cesser la répression, qui a fait selon l’ONU plus de 2.600 morts depuis mars, l’Union européenne envisage de renforcer ses sanctions contre la Syrie et pourrait interdire les investissements pétroliers et d’alimenter la banque centrale syrienne en billets.

Réunis à Bruxelles, les experts des 27 Etats européens ont trouvé « un accord politique sur l’interdiction de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier en Syrie, mais les discussions se poursuivent pour faire un paquet plus large en vue d’une adoption en début de semaine prochaine », a indiqué l’un d’entre eux à l’AFP. L’ensemble de ces mesures pourrait entrer en vigueur en début de semaine prochaine, ont-elles ajouté.

Ces sanctions constitueraient un septième train de sanctions contre Damas, qui viendrait s’ajouter notamment à un embargo européen sur les importations et le négoce de pétrole syrien.
Alors qu’un consensus paraît loin à l’ONU, Washington a dit lundi souhaiter obtenir une résolution assortie de sanctions sur la Syrie. « Il est temps que le Conseil de sécurité de l’ONU agisse plus fermement. Nous continuons à consulter à New York. Nous voulons une résolution avec des sanctions », a déclaré la porte-parole du département d’Eta, Victoria Nuland.

Mais le président russe Dmitri Medvedev a estimé lundi qu’il n’était pas nécessaire d’exercer des « pressions supplémentaires » sur Damas.

La Russie comme la Chine est opposée à une condamnation plus ferme du régime syrien. Les deux derniers membres permanents du Conseil de sécurité, la France et le Royaume-Uni, y sont en revanche favorables.

Sur le terrain, les autorités syriennes ont intensifié les arrestations des dissidents et les perquisitions à travers le pays dans une nouvelle tactique visant à faire cesser les manifestations contre le régime du président Bachar al-Assad.
« Les arrestations et les perquisitions menées par les services de sécurité vont en s’intensifiant sur tout le sol syrien », ont affirmé plusieurs militants à l’AFP.
« Les personnes arrêtées sont sauvagement frappées et maltraitées. Les maisons sont saccagées », a raconté un militant.

Cette tactique a pour objectif de faire réduire les manifestations mais celles-ci « se poursuivent dans toutes les régions » de même que la répression qui a fait mardi au moins 4 morts à Deir Ezzor (est) et à Hama (centre), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

En outre, le cadavre d’une homme enlevé quatre jours auparavant a été remis à sa famille à Homs (centre) où un deuxième est décédé des suites de blessures subies samedi lors d’opérations militaires, a ajouté l’OSDH.

AFP_____________________

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