Maison A la une La question kurde…

La question kurde…

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Le référendum pour  l’autodétermination et l’indépendance du Kurdistan Irakien  prévu le 25 septembre prochain est en train de susciter colère et désapprobation chez la Turquie et l’Iran qui ont toujours vu d’un mauvais oeil la création d’un état kurde..
Les puissances occidentales sont-elles en train de soutenir, en secret pour le moment, la création d’un Etat pour les Kurdes !?
Comme certains signes ne trompent pas, des indices persistants incitent à débattre du sujet même si la question n’est pas encore à l’ordre du jour…
Les Kurdes sont principalement établis sur près d’un demi-million de kilomètres carrés aux confins de la Turquie, de l’Irak, de l’Iran et de la Syrie. Revendiquant la création d’un Kurdistan unifié, ils sont considérés comme une menace constante à l’intégrité territoriale des pays où ils sont installés.
Dans le nord de l’Irak, les Kurdes bénéficient d’une région autonome riche en pétrole, une manne à l’origine de tensions avec Baghdad. La région cherche à construire un oléoduc la reliant directement aux marchés étrangers. En attendant, elle exporte du brut par camions vers la Turquie voisine et a signé des accords avec Exxon Mobil et Total.
Sans oublier la question de Kirkuk, également riche en pétrole, que les Kurdes voudraient incorporer à leur région, ce qui a provoqué l’ire du gouvernement irakien.
Par ailleurs, les Kurdes sont en train de contrôler le Sud-Est de la Syrie où leurs combattants cherchent à assoire leur autorité sur la manne pétrolière. Les Kurdes de Syrie ont tout d’abord veillé à rester à distance égale des parties du conflit, mais dans un climat de violence et d’insécurité qui a conduit fatalement à une fracture confessionnelle et ethnique, ils sont très vite été rattrapés par la guerre. Pire, ils sont les premiers sur le front de la lutte contre Daech
Désormais, ils ont leurs propres combattants et bénéficient du soutien militaire du Kurdistan Irakien qui s’est déclaré prêt à intervenir en Syrie car il était de son devoir de les protéger.
Les Kurdes représentent environ 10% des 23 millions de syriens. Ils sont concentrés dans la province d’Hassaké, autour de Damas et dans la province d’Ifrin, théâtre actuellement de durs combats entre Kurdes et rebelles arabes.
Aujourd’hui, le droit naturel des Kurdes à un Etat dépend-il seulement de l’issue du conflit en Syrie et de la crise sécuritaire sans issue en Irak !?
C’est troublant comme la donne pétrolière est omniprésente chez ceux qui orchestrent cette géopolitique du chaos, dans une logique qui méprise effrontément l’intégrité territoriale de pays comme la Syrie et l’Irak et demain, qui sait ?, de l’Iran.
On l’a vu, il y a cinq  ans quand la Maison-Blanche avait forcé l’indépendance du Soudan du Sud, un territoire riche en pétrole et majoritairement chrétien.
Pour les Kurdes, on trouvera les mêmes prétextes et les mêmes excuses…
A qui le tour ??
Hafid FASSI FIHRI

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