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L’on en sait un peu plus depuis la tenue du dernier conseil de gouvernement sur la manœuvre étrange et imprévue qui a conduit le chef du parti de l’Istiqlal à le ramener dans les bras de celui des islamistes du PJD précédée de l’annonce surprise son retrait de la course à la mairie de Fez dans laquelle il avait misé tous ses espoirs.

Dans une tentative éperdue de rester à la tête de la ville, il avait été jusqu’à exercer un chantage auprès du ministère de l’intérieur pour lui demander d’intervenir auprès du parti du RNI pour l’obliger à voter pour lui, à défaut de quoi, il jetterait l’éponge non sans avoir apporté les voix de son parti à son ennemi d’hier, le PJD, qui effectivement devait remporter l’élection de la présidence du conseil de la ville de Fez en la personne de l’actuel ministre du budget, Driss El Azami qui a succédé à Chabat.

La suite est à présent connue, car, après le refus poli du ministre de l’intérieur de céder à ce chantage, le leader de l’Istiqlal s’est empressé de convoquer des membres du comité exécutif dont 5 seulement ont répondu à l’appel pour donner un semblant de légitimité à sa démarche mais en vain, puisqu’elle doit émaner du conseil national.

Son initiative risquée et illégale devrait lui attirer bien des difficultés avec son parti, y compris son départ.

Par Jalil Nouri

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