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L’on devinait bien que le fait que le ministre des finances, Mohammed Boussaid accompagne son homologue des affaires étrangères, Nasser Bourita, dans les pays du Golfe ne pouvait s’expliquer que par des considérations financières. Le fait qu’ils soient également porteurs d’un message écrit au roi d’Arabie Saoudite et à l’émir du Koweït ne pouvait que souligner l’urgence d’une démarche du Maroc auprès des pays du Golfe pour les inciter à tenir leurs promesses faites en 2012 d’octroyer une aide de 5 milliards de dollars pour le développement et dont 3 seulement ont été versés à ce jour dans le cadre de la coopération entre les pays du Conseil de Coopération du Golfe et le royaume du Maroc qui inscrit cette aide dans sa loi de finances.

C’est encore le cas pour 2018 avec l’enveloppe prévue de l’ordre de 8 milliards de dhs mais avec un gros point d’interrogation: savoir si les monarchies pétrolières s’acquitteront des montants restants pour combler le déficit des années précédentes. Depuis que la crise du pétrole sévit, ces dernières traînent les pieds et se montrent réticents à accorder cette aide malgré les demandes pressantes de Rabat. Tel a été le cas en 2016 quand la loi de finances prévoyait une bouffée d’air 1,3 milliards de dollars et que le royaume ne recevra au final qu’une enveloppe de 720 millions de dollars. Un manque à gagner qui a privé le Maroc de plusieurs projets remis à plus tard. La solidarité n’est pas toujours au rendez-vous.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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