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N’en déplaise à Abdelkader Messahel, le chef de la diplomatie algérienne qui avait accusé la compagnie nationale, Royal Air Maroc, sans apporter de preuves à ses dires, de transporter et livrer de la drogue en Afrique, cette dernière s’apprête à assurer à une vaste opération humanitaire jamais organisée sur le continent.

Par sa voix la plus haute, celle de son roi, le Maroc s’est engagé en effet, à Abidjan, lors du dernier sommet Union Africaine – Union Européenne, à prendre en charge le rapatriement dans leurs pays respectifs, de milliers de ressortissants subsahariens, retenus contre leur gré ou abandonnés dans des camps de la honte ou à des trafiquants les ayant réduits à l’esclavage pour les vendre aux enchères.

Le Maroc, contrairement à l’Algérie qui jette ces mêmes migrants dans son désert avec une bouteille d’eau pour seule vivre et qui est en partie responsable de leur drame, a vite répondu à l’appel à la communauté internationale, dans un grand élan de générosité, au cours d’une réunion d’urgence au cours de laquelle, l’Algérie et son ministre des affaires étrangères ne se sont distingués que parleur absence et leur désintérêt. Il aurait été souhaitable que l’Algérie soit de cette opération humanitaire et solidaire,mais à Alger l’on se soucie plus du transport d’armes vers les camps de Tindouf et des séquestrés sahraouis. vers des destinations inconnues.

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