La régionalisation avancée, un levier pour le renforcement de l’espace d’interpellation démocratique...

La régionalisation avancée, un levier pour le renforcement de l’espace d’interpellation démocratique (Membres de la CCR)

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Intervenant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du rapport sur la régionalisation avancée soumis à la Haute appréciation de SM le Roi Mohammed VI, les membres de la Commission ont souligné que la régionalisation avancée demeure un pilier essentiel pour la réalisation du développement socio-économique, politique, culturel et environnemental.

Les régions sont appelées à consacrer la politique de proximité et à promouvoir le principe de la bonne gouvernance que ce soit dans la prise des décisions ou dans leur mise en oeuvre, ont-ils insisté.

Ainsi, Mme Amina Lemrini a indiqué que l’objectif escompté de cette initiative est de passer d’une régionalisation naissante à une régionalisation avancée et démocratique et de promouvoir la démocratie représentative à travers l’élection des membres des conseils régionaux par suffrage universel direct.

Selon Mme Lemrini, ce chantier de réforme entend également élargir la représentativité des femmes dans les conseils régionaux et d’institutionnaliser la démocratie participative pour garantir les conditions d’un véritable développement de la société.

Elle a, à cet égard, souligné la nécessité d’impliquer les citoyens et le secteur privé dans l’élaboration des projets et programmes régionaux de développement et d’assurer un climat propice aux investissements.

Pour sa part, M. Abdellatif Jouahri a indiqué que la plupart des régions accusent des déficits en matière de développement humain, notant que trois régions s’accaparent 45 pc de la richesse nationale.

Et d’ajouter que le projet de régionalisation avancée propose d’adopter un plan de mise à niveau social des régions visant à surmonter ces déficits liés notamment à la santé, à l’enseignement et l’habitat.

Il a fait savoir que l’Etat va consacrer une enveloppe oscillant entre 128 à 215 milliards de DH pour combler ces déficits et aider les régions à atteindre la moyenne nationale ou leur évaluation au niveau des standards nationaux et internationaux.

De son côté, M. Noureddine Omary a relevé que le projet de régionalisation avancée influera sur la relation liant les régions et l’Etat, notant que ce dernier s’arroge encore le droit de mener certains projets, malgré la délégation de certains de ses pouvoirs.

Il a appelé dans ce sens à intégrer les collectivités territoriales de façon graduelle dans une approche participative.

Abondant dans le même sens, M. Mohamed Berdouz a souligné que le projet de régionalisation avancée ambitionne de dépasser les méthodes de gestion administratives devenues caduques, à travers notamment la création de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) qui sera placée sous la supervision et le contrôle de chaque conseil régional.

Cette agence sera chargée d’apporter au conseil régional, à la demande de son président, toute forme d’assistance juridique ou d’ingénierie technico-financière pour l’étude et l’élaboration de projets et programmes de développement, a-t-il précisé.

L’AREP sera également dotée d’un comité de supervision et de contrôle présidé par le président du conseil régional et composé des membres du bureau de ce conseil, a-t-il dit.

Et de conclure que tous ces mécanismes visent à faire de la région un acteur agissant en matière de démocratie, de bonne gouvernance et de développement.

MAP_________________________

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