La révolte dans trois pays arabes contrée par une violente répression

La révolte dans trois pays arabes contrée par une violente répression

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En Libye, où le colonel Mouammar Kadhafi règne depuis 42 ans, des violences dans plusieurs villes du pays ont fait au moins 24 tués depuis mardi soir, selon des informations de l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW).

 

HRW, citant des témoins, assure également que les forces de sécurité ont fait des dizaines de blessés en tirant sur des manifestations « pacifiques », à Al-Baïda, Benghazi, Zenten, Derna et Ajdabiya.
Décrivant la répression comme « sauvage », Sarah Leah Whitson, responsable de HRW pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a dénoncé « la brutalité de Mouammar Kadhafi face à toute contestation interne ».

Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, les pires violences ont eu lieu jeudi à Al-Baïda, à 1.200 km à l’est de Tripoli, où l’hôpital a dû faire face à un afflux de dizaines de manifestants blessés par balles.

A Bahreïn, royaume pétrolier du Golfe, la monarchie sunnite a déployé l’armée dans la capitale Manama, où des manifestants demandent une libéralisation du système politique, dont la majorité chiite se sent exclue.

La stabilité de cet archipel est d’autant plus importante pour les Etats-Unis que Manama abrite le commandement de la 5e flotte, chargée en particulier de protéger les routes pétrolières dans le Golfe.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a appelé les autorités de Bahreïn à respecter leur promesse de demander des comptes à ceux qui font preuve d’une violence excessive envers les manifestants.

Vendredi, des milliers de personnes ont participé aux obsèques dans la banlieue de Manama de deux chiites tués la veille dans un raid sanglant des forces de sécurité contre un sit-in de protestation.

Les corps de Ali Khodeir, 53 ans, et de Mahmoub Mekki, 23 ans, étaient enveloppés du drapeau national, et les participants à la procession ont scandé des slogans patriotiques: « Ni chiites, ni sunnites. Unité nationale » ou « Sunnites et Chiites sont frères ».

Au total, selon des sources officielles, cinq personnes ont été tuées depuis le début lundi de la contestation — qui réclame une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu — et au moins 200 ont été blessés. L’opposition fait état de six morts.

Au Yémen, au moins trois personnes ont été tuées et une vingtaine blessées par balles jeudi à Aden, principale ville du sud du Yémen, lors de violents affrontements entre la police et des centaines de manifestants hostiles au régime.

Etat pauvre de plus de 23 millions d’habitants, le Yémen est considéré comme un participant stratégique par les Etats-Unis dans la lutte contre les groupes terroristes inspirés par Al-Qaïda.

Depuis mercredi, au moins cinq personnes ont été tuées à Aden, où l’armée a été déployée, dans des manifestations exigeant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

A Sanaa, les protestataires se rassemblent tous les jours depuis dimanche, en dépit des promesses ces dernières semaines de mesures sociales et économiques, dont une augmentation des salaires.

Dans le même temps, au Caire, où 18 jours de pression populaire ont provoqué la chute du président Moubarak le 11 février, des milliers de personnes ont fêté vendredi la fin de l’ancien régime. L’armée, qui n’est pas intervenue contre les manifestants et détient désormais le pouvoir, a suspendu la Constitution et dissous le Parlement, tout en s’engageant à préparer un retour à un pouvoir civil élu.
En Algérie, l’opposition reste déterminée à redescendre dans la rue samedi à Alger, malgré les promesses du pouvoir réitérées par le Premier ministre Ahmed Ouyahia d’une levée de l’état d’urgence et de mesures pour répondre aux attentes des Algériens.

AFP_______________________

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