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A peine connue la décision de la société en charge de la distribution d’eau et d’électricité dans le nord du pays, de procéder à la révision des factures de ces derniers mois à l’origine d’un vaste mouvement de protestation à Tanger notamment, des coordinations d’habitants ont vu le jour dans d’autres villes du pays appelant à la résistance face à l’augmentation des factures, au boycott de l’approvisionnement et des rassemblements, bougies à la main, comme dans le nord ces dernières semaines. Une situation tout à fait paradoxale si l’on sait que la médiation le week-end dernier du chef du gouvernement et son ministre de l’intérieur, à l »origine de la décision de la société « Amendis » de revoir les factures avait justement pour but de ramener l »ordre et d’éteindre le feu avant que= »il n’atteigne d’autres villes et régions, ce qui est déjà le cas à Casablanca Marrakech, Fès, Agadir ou encore Béni-Mellal dont les foyers ont subi des augmentations de tarifs depuis que le gouvernement a décidé de voler au secours de l’Office de l »Eau et Electricité en leur faisant endosser son sauvetage . La ville de Casablanca qui a payé le plus lourd tribu en raison de la gestion de ce secteur par une entreprise étrangère qui place le profit avant toute autre considération sociale, devrait être la première à suivre le mouvement de contestation des factures enclenché à Tanger, avant de le voir se répandre dangereusement à travers tout le pays pour la baisse des tarifs.

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